mercredi 3 avril 2013

Le troisième larron est en vol...

Après 10 bons jours passés chez Jeremy le vigneron et après avoir, entre deux coups de râteaux, passablement goutté à toute la gamme de vin de sa cave, on a poussé la voiture 40 Km plus loin, à côté de Wanaka, chez Anna et Hamish des amis de la compagne de Jeremy.

Anna et Hamish ont une ferme de cerfs, de vaches et de moutons mérinos. Ils ont aussi une petite famille, Forbes 18 mois et Henri presque 3 ans, deux fermiers en herbe, toujours chaussés de bottes.

On a encore une fois été super bien accueilli et invité à partager la vie familiale. Leur ferme se résume à 9000 Hectares....des collines vallonnées à perte de vue à 10 km de Wanaka.

 

Jardinage, débroussaillage, taille des arbres, tonte de la pelouse, paillage du potager, cuisine....et puis aussi travail à la ferme: aller nourrir les cerfs, ouvrir et fermer les portes des enclos, rabattre les cerfs en hélicoptère, assister Hamish pour les soins aux animaux (vaccination, numérotage...).
 
 

On a quand même été un peu surpris de voir ces animaux en élevage plutôt que caché dans la forêt. Tout de suite aller écouter le brame nous a paru moins sauvage...

La Nouvelle Zélande a commencé l'élevage de cerf au début des années 70. Cela a été une solution à l'envahissement et donc la détérioration par cet animal de la végétation primitive à laquelle ils tiennent tant.

Après plusieurs jours passés chez eux on s'est vraiment dit que cet endroit correspondait parfaitement à l'idée que l'on avait du woofing, du coup on est resté quelques jours de plus...n'arrivant pas à décoller !

Il faut dire aussi que la région est vraiment plaisante, le lac offre des couleurs magnifiques et les alentours de belles montagnes dans le parc national Aspirine.
 
 

On s'est pris deux jours pour partir en montagne. L'idée était de dormir au refuge Liverpool dans la vallée de Matukituki et avoir une belle vue sur le mont Aspirine ( 3033 m). Du coup après avoir marché trois heures en s’enfonçant au fond de la vallée, le ciel est devenu tout noir et on a fait demi tour, le chemin montant au refuge étant vraiment trop raide et dangereux quand mouillé.

On a donc dormi sur le parking comme beaucoup d'autres voyageurs (on a d'ailleurs rencontré trois français avec qui on a passé une soirée bien sympa) et fait une autre rando le lendemain jusqu'au pied du glacier Rob Roys.
 

 Hamish et Anna nous ont aussi emmené faire un tour de bateau en fin de journée sur le lac Wanaka.



Nous sommes allés sur une île au milieu du lac appelée « Mou Waho Island ». Au milieu de cette île il y avait un autre lac. La vue du haut était grandiose ! Donc pour faire simple on a vu un lac sur une île, sur un lac, sur une île...
 
 
 

 
Bref après 10 jours on est reparti la larme à l’œil et des bois sur la tête...enfin plutôt dans le coffre !



Nous avons donc repris la route en direction de Chrischurch pour retourner chez notre amie Goldie qui nous avait accueilli en arrivant. La récolte des noix ayant commencé...elle avait besoin d'un petit coup de main.

Nous remontons par la côte Ouest, ce qui nous permet de voir les célèbres glaciers au passage : Fox Glacier et Franz Joseph Glacier. Deux énormes langues de glace descendant encore assez bas dans la vallée et allant même jusqu'à atteindre le niveau des forêts tempérés. Ils sont vraiment très accessibles à pied depuis le parking par un petit sentier d'une demie heure.

 
Nous sommes maintenant à Christchurch où nous secouons des noyers toute la journée…Olivier a failli se casser une dent et Marie se crever un œil mais on survit.

Nous attendons aussi impatiemment le frère d'Olivier qui arrive vendredi matin pour voyager avec nous pendant un mois...c'est donc lui qui va ramener les bois de cerfs !!! quel veinard !!

 
On a quand même une pensée compatissante pour ce courageux qui va enchaîner porte à porte presque 3 jours de trajet.

 
La bise à tous

 
Marie et Olivier

mercredi 13 mars 2013

Casse tête Néo Zélandais : c'est rien qu'une histoire de moutons et de lapins.

Non non ...on ne s'est pas noyés dans un lac de montagne ou fait manger par.... un mouton on a juste pris notre temps !! du coup raconter un mois et demi...bein ça prend du temps et c'est long à lire ….donc si vous lisez pas jusqu'au bout on vous en voudra pas!!
Bon … on a quand même fait une petite devinette à la fin pour ceux qui suivent !!
Bonne lecture !

A notre arrivée en Nouvelle Zélande, on a passé deux semaines chez Goldie. Bien heureux de trouver chez elle un vrai lit après nos 10 jours de matelas gonflables (de plage !) en Australie.
Petits et gros bricolages au programme : nettoyage et pose de briques pour faire la terrasse, défrichage et débroussaillage de jardin, taille des arbres, préparation du bois pour l'hiver (10 stères rangées)...
Nous avons aussi profité de ce temps pour aménager correctement notre voiture avec le plus petit budget possible. On connaît maintenant parfaitement les magasins de seconde main de Christchurch.
La voiture appartenait à une famille anglaise qui a voyagé trois mois en Nouvelle Zélande en faisant du camping sous tente. Elle était donc fournie avec les sièges et aussi un peu d'équipement de camping (table, vaisselles et ustensiles de cuisine, draps, serviettes, couette et oreillers), ce qui nous a permis de faire pas mal d'économies. Après réflexion, nous avons décidé de garder les sièges pour nous permettre de la vendre plus facilement (ou pas...). On a donc du faire un aménagement permettant de les glisser sous la plate-forme du lit ce qui fait qu'on dort au niveau des fenêtres... pas désagréable cette chambre panoramique avec toit ouvrant...il faut juste rester souple pour arriver à se déshabiller.
Nos seuls achats ont été du bois pour la plate forme, deux matelas de mousse en 90cm que nous avons découpés au cuter pour faire un lit de 140 cm (on a bien pensé à Bruno!!!), quelques boites en plastique pour ranger la vaisselle et nos vêtements, une passoire, un économe et du tissu pour les rideaux. Le tout pour la modique somme de 90 dollars !

Nous avons aussi découvert un bout du Parc National « Arthur Pass » et les formations rocheuses de Castle Hill. On s'est amusés à circuler dans les sentiers au milieu du labyrinthe de rochers. Un super spot pour faire du bloc et où quelques voies sont équipées en mode psycho-bloc. Pour les non initiés c'est un mix entre la pratique du bloc ou l'on grimpe sans matériel et où la chute est amortie par un crach pad, et l'escalade.


Bref, tout ça pour dire qu’après deux semaines bien agréables chez Goldie, nous avons finalement réussi à décoller de Chrischurch pour visiter un peu ce pays. Assez rapidement, on comprend que l’élevage de moutons est définitivement l'une des premières ressources du pays. Ça grouille de tous les côtés... tondus ou laineux. A savoir qu'aujourd'hui il y a 8 moutons par habitant en Nouvelle Zélande...de quoi faire des pulls et des chaussettes pour tout le monde, et dans le milieu agricole, ils raffolent des chaussettes chaudes...

La première étape a été « Banks Peninsula » et plus précisément Akaroa, chez Paddy, une amie de Goldie. On enchaîne les belles rencontres !
La péninsule était l'emplacement de deux volcans maintenant éteints. Elle est donc entièrement volcanique et dessine de magnifiques fjords. Elle est connue aussi pour abriter des dauphins et de nombreux tours sont organisés pour les observer. Mais on n'a pas voulu donner nos 300 dollars pour l'excursion alors, nous, on a vu que les mouettes sur la plage !



Paddy habite seule une maison au milieu de 110 hectares (en fait toute la colline lui appartient), avec une vue plongeante sur la baie et la mer. Lovely... comme ils disent ici !
Elle était auparavant « farmer » avec son mari. Une ferme de moutons évidement. Maintenant elle travaille à la maison et vend des fournitures pour les agriculteurs (grillage, poteaux, …). Sa maison est entourée d'un jardin qu'elle a voulu essentiellement avec des arbres et plantes natifs de Nouvelle Zélande pour attirer les oiseaux. Ses chevaux et Sam le poney, se baladent librement dans son jardin et les canards font le va-et-vient entre la rivière et leurs enclos... un petit goût de paradis !
La vue depuis chez elle nous a un peu coupé le souffle en arrivant et encore plus quand elle nous a fait visiter sa maison et nous a spontanément proposé d'aller faire une ballade à cheval le lendemain. On a aussi travaillé chaque matin dans son jardin, rangé son bois et profité des après midi pour faire des balades dans la baie.



Après quatre jours chez elle, nous avons pris la route vers le sud en direction du lac Tepako, du lac Pukaki et du Mont Cook. Première vision de la région des lacs, des glaciers et des montagnes enneigées. On teste aussi pour la première fois notre Mobile ... Home et les cieux étoilés depuis la couchette.

Les paysages sont irréels : des lacs d'altitude d'un bleu glacier où se reflètent le Mont Cook et le reste de la chaîne des Alpes.
Le départ pour les randonnées autour du Mont Cook se fait depuis le village d'Aoraki. L'approche du site en voiture est un très beau souvenir. On est d'abord arrivés aux abords du lac Pukaki...où Olivier a fait quelques brasses. Nous l'avons ensuite longé par la gauche pendant 50 km avec toujours en visu le Mont Cook (3754 m) et le glacier Hooker, entre autres. Ce qui nous a frappé est le caractère désertique de la plaine. Il n'y a tout simplement aucune habitation et l'atmosphère est celle d'un no man's land avec de beaux contrastes de couleurs. On se disait que chez nous il y a bien longtemps que nous aurions investi la zone avec des habitations ou des industries, mais eux ils sont que 4,4 millions, avec la moitié de la surface de la France !



 Première mise en jambe avec la ballade jusqu'au Lac Hooker, une heure et demie depuis le camping. Une belle promenade au milieu de la végétation typique de Nouvelle Zélande (des Toï toï de grands plumeaux couleur sable, et de beaux buissons en dégradé de verts) sous un soleil brûlant. Nous arrivons au bord du lac et au pied du glacier, drôle d'impression d'être si prêt d'un glacier après une si courte ballade en fond de vallée et en ayant vu la mer la veille.
Le lendemain, levés 6h30 pour attaquer l’ascension du Mont Olivier (1975 m) en passant par le refuge Mueller, 100 m au dessous. Les trois heures d’ascension (1100m de dénivelé) se font dans un brouillard à couper au couteau. Toute la première partie de la rando est aménagée avec des escaliers en bois, ce qui nous a bien chauffé les quadriceps. La végétation ressemble à la notre, on aurait pu imaginer voir surgir une marmotte ou un chamois...mais les seuls animaux que l'on a vu sont des oiseaux, des Keas ou perroquets des neiges, au sommet. Il y a quand même un étage de décalage dans la végétation... quand nous étions au sommet, nous aurions pu imaginer être 1000 mètres plus haut chez nous.
Arrivés au refuge, on attend une « fenêtre météo » pendant une bonne heure pour avoir le panorama et découvrir les sommets alentours. Vers midi, le temps se découvre enfin et nous continuons la rando jusqu'au sommet où la vue à 360° est effectivement époustouflante.
Pendant la montée, nous entendons des départs d'avalanches gronder dans le vallon sans savoir vraiment d'où elles viennent. Je pars me cacher derrière ….un rocher (non mais je vous assure, le bruit faisait vraiment flipper surtout dans le brouillard!). Ça a bien fait rire Olivier. Bref...une fois au sommet on a pu les observer, sur le glacier d'en face, et certaines étaient assez impressionnantes.


Le lendemain nous partons en direction de Dunedin, plus au sud, sur la côte est. L'objectif du jour est de parfaire notre connaissance de la gamme de chocolat Cadburry que nous boulottons depuis notre arrivée en Australie. Nous visitons donc l'usine de fabrication en plein centre de Dunedin, ravitaillés régulièrement pendant la visite par le guide, si on répond bien aux questions. Notre anglais ne nous a pas permis d'être assez vif, c'est pas grave...on bave devant l'immense fontaine de chocolat et repartons avec quelques petits œufs...c'est bientôt Pâques après tout !
Nous filons après cela, rassasiés, vers la péninsule d'Otago, accrochée à Dunedin. Un lieu très sauvage et réputé pour observer des pingouins et albatros royaux, gratuitement cette fois ci. Il était trop tôt dans la journée pour voir les premiers, mais nous avons quand même pu voir les majestueux oiseaux jouer avec les vents et planer au dessus de nos têtes à l’extrême pointe de la péninsule.



Après ça, il ne nous reste que quelques kilomètres pour atteindre la région des Cattlins. La route sur la côte offre plusieurs points de vues pour observer des lions de mer...et toujours des champs à perte de vue qui grouillent de moutons.
C'est a Haldane, à l'intérieur du parc des Cattlins, à l'extrême sud de l'île que nous sommes accueillis en woofing chez Rata, Sheila, leurs trois enfants, les poules, les cochons, et les cinq chiens de travail...
Ils sont propriétaires d'une ferme de 6000 moutons et 300 vaches. Il faut nourrir les cochons et les poules, arroser le jardin chaque matin, remplacer des fenêtres cassées, faire un peu de peinture... mais surtout organiser la semaine de tonte.
Rata et Olivier partent rassembler les moutons éparpillés sur les 3000 hectares alentours et les ramènent proche de la ferme. Sheila et moi cuisinons chaque matin pour nourrir l'équipe des tondeurs. Je révise d'ailleurs la recette des « scones », un peu bourratifs mais tellement bon quand ils sortent du four !!



Nos après midi de libre nous permettent d'aller voir Curio Bay bien connue ici pour abriter une vingtaine de dauphins d'une espèce en voie de disparition, les dauphins Hector, et des pingouins aux yeux jaunes. Les dauphins sont ici tous les étés et ont pris l'habitude de s'approcher assez près des nageurs. C'est apparemment un des seuls endroits au monde où l'on peut « nager » avec des dauphins sauvages sans qu'ils soient nourris par l'homme. Je suis entré dans l'eau (Olivier) me faire quelques brasses à 16° avec mes potes les dauphins...


Je pensais pouvoir m'accrocher et surfer la vague sur leurs dos mais j'ai vite compris que l'on ne voyait ça que dans les zoos.
Juste de l'autre coté de la plage aux dauphins nous avons pu apercevoir exactement deux manchots : un petit et un adulte. C’était la première fois pour nous et ce qui nous a surpris c'est l'aisance avec laquelle ils se déplacent dans les rochers. Enfin... on a quand même attendu une demie heure avant que l'adulte ne bouge après son arrivée sur la plage. Alors là, les appareils photos des observateurs ont fusé, sa trajectoire a du durer 30 secondes... et il a disparu dans un buisson...fin du spectacle les mecs vous pouvez rentrer chez vous ! (c'était assez drôle) … Chouette moment quand même.

Nous randonnons aussi dans le parc des Cattlins où la végétation est particulièrement humide, des variétés de fougères assez impressionnantes, en arbres version palmiers et des sous bois aérés qui laissent passer le soleil. On s'attend à voir Gollum sortir de derrière un arbre. Ceux ci sont d'ailleurs remplis d'oiseaux, que l'on entend mais que l'on ne voit pas toujours. Mais un est plus curieux que les autres : le Rhipidure à collier. Il s'approche parfois de quelques centimètres de nous. Leurs chants nous imposent souvent la pause, juste pour le plaisir des oreilles.

Sheila nous amène visiter une partie de leurs quelques 4000 hectares (Marie a mis toute la semaine à s'orienter dans ce bazar!), où nous ne rencontrons aucun mouton puisque nous sommes sur une plage privée. L'endroit est juste... magnifique. Nous prenons le temps d 'explorer ce petit coin de paradis. L'eau est toujours aussi attirante mais tellement froide.
En plus d'être la semaine de la tonte, c'est la semaine où est organisé la soirée du club de rugby et l’élection du plus gros agneau. Le but étant de récolter de l'argent par la vente de maillot de rugby, de ticket de tombola et des agneaux de concours. On aurait bien aimé se ramener un petit maillot en souvenir mais question enchères ils ne rigolent pas pour le club et les maillots étaient au dessus de nos moyens. Et pour être dans l'ambiance nous mangeons notre premier « fish and chips » de l'île.

Nous quittons nos hotes après une semaine, direction le parc national de Fiordland.Après un stop à Invercagill pour se ravitailler, on monte se poser pour la nuit prés du lac d'Hauroko, après 37 Km de piste. Le lendemain, rando sur un sommet alentour qui nous offre une vue d'ensemble sur le lac et le Fiordland. Une belle ballade dans une forêt intacte.



Nous arrivons ensuite à Te Anau, petite ville paisible en bord de lac où nous récupérons des infos sur ce parc, qui est le plus grand de Nouvelle Zélande, et sur les itinéraires de randos. Les 100 km de cette route sans issue qui mène à Milford Sound sont grandioses. Elle circule à l'intérieur du fjord entourée d'une végétation luxuriante. On passe un tunnel et on découvre la mer enfermée dans cet immense canyon. La création des fjords par les glaciations successives ont dessiné un relief accidenté, avec des sommets atteignant plus de 2000m et des falaises au dessus de la mer de plus de 1200 m. on décide d'avoir un aperçu du fjord en bateau avec une ballade de presque 3 heures qui nous mène jusqu'à l'embouchure de la mer. Pour la première fois on utilise nos bonnets. Le vent qui s'engouffre depuis la mer de Tasman est violent.
 
On passe 3 jours dans ce parc classé au patrimoine mondial de l’UNESCO pour le découvrir au travers de plusieurs chemins comme le « Gertrude Track ». Toujours des paysages impressionnants avec souvent en fond de toile un glacier.



Bref c'est pas tout mais il faut retourner bosser...
Il est temps de remonter sur Queenstown où nous attend Jeremy dans son exploitation viticole « Mt Rosa » dans la Gibbston Valley. Jeremy était auparavant éleveur de mouton comme sa famille depuis plus de 150 ans. Pour différentes raisons il transforme la ferme et plante les premiers pieds de vigne en 2000. Il produit du vin blanc, rouge et rosé avec des cépages de Pinot Noir, Pinot Gris, Sauvignon Blanc, Riesling, Gamay, Pinot Blanc et Chardonnay. Pour l'anecdote sa famille a eu jusqu'à 40000 moutons !! joli score... non !
Toujours la même image quand nous arrivons, la belle propriété, le chien, le gros 4x4, le « oui oui la colline derrière est à moi aussi », et l’accueil de notre hôte avec le short et les bottes en caoutchouc. L'ambiance est tout de suite très détendue, et les blagues fusent dés le premier soir.
La carte de visite de Jeremy
 Au programme remise en état du jardin, nettoyage et démontage des gouttières, travail dans les vignes, tennis, piscine, oups ça c'est pas du travail. Et oui … sur la propriété il y a un terrain de tennis et la piscine donc on en profite !
Le cadre est idyllique, et nos après midi de libre nous permettent d'explorer les alentours.


Voilà pour nous...
bises à tous

Marie et Olivier


Devinette :

En nouvelle Zélande il y a 8 moutons par habitant et mille lapins pour un mouton.
Alors combien y a t il d'habitants, de moutons et de Lapins ?

vendredi 8 février 2013

Australia


Notre arrivée en Australie le 20 janvier a été un grand changement dans notre voyage.
Après trois mois en Asie la première chose qui nous a frappée était le calme et l'ordre qui régnaient autour de nous. Pas de klaxons intempestifs, pas grand monde dans les rues pour un dimanche, et aussi ...personne qui ne nous remarque en tant que touristes, tout du moins, tant que nous ne parlons pas ! A ce propos, le niveau d'anglais change aussi, on fait répéter plusieurs fois avant d'être sûr de notre coup !
L'arrivée en Océanie a aussi marqué la fin d'un « style » de voyage : fini les nuitées en auberges, les restos et boui boui pas chers et les longs trajets en bus ballottant. Maintenant c'est camping, couchsurfing et woofing. Et pour tout vous avouer on était pas mécontent de ce changement de rythme ! Pouvoir cuisiner, être libre de ses déplacements avec son véhicule, être chez les gens, avoir une activité et partager leur quotidien nous faisaient vraiment envie.

En faisant notre itinéraire de voyage nous avions choisi de rester 15 jours en Australie. Nous souhaitions passer quelques jours à Melbourne et ensuite rejoindre Sydney par la route en louant un véhicule.
Nous sommes arrivés à Melbourne après un long voyage de 24h depuis les Philippines en transitant par Singapour et Sydney !
C'est chez Phillip et sa colocataire Bethany que nous avons posé nos sacs et testé leur canapé, via le couchsurfing. Leur appartement était juste en plein centre de Melbourne dans une résidence avec piscine et terrain de tennis ! Bref tout confort  !
Phillip a vraiment pris le temps de nous expliquer pleins de trucs utiles et pratiques pour notre séjour et de nous parler de Melbourne. C'était vraiment agréable d'être accueilli de cette manière. Nous avons pu partager de bons repas et pas mal d'anecdotes à propos de nos pays et coutumes respectives. Entre autres plats, nous leur avons cuisiné un gratin dauphinois...mais je crois que nous étions autant voir plus heureux qu'eux de le déguster.

Après avoir organisé la location du véhicule nous avons pu nous promener un peu dans cette ville. Nous n'avions entendu que du bien de Melbourne et effectivement l'ambiance est toute de suite accueillante. Le centre de Melbourne est organisé de manière très structurée où les rues, très larges, sont alignées parfaitement. Il y aussi quelques ruelles animées pour se perdre ou boire un café, de beaux bâtiments et galeries victoriennes, et beaucoup d'espaces verts qui rendent la ville très agréable. Le sport semble faire parti intégrante de leur quotidien : course à pied, aviron, marche rapide...
On s'est même dit que c'est une ville ou on s'imaginerait bien vivre.

C'était aussi l'Open d'Australie et le tennis a bien rythmé notre séjour. La place de « Federation square », en plein centre, était dotée d'un écran géant pour diffuser les matchs et d'une tripotée de chaises longues, très prisées, pour se prélasser en image et en musique. On a bien pensé à se faire un petit match mais le coup du quart de final à 149 dollars nous a un peu refroidi. Ils proposaient aussi des Pass journée à 40 dollars pour avoir accès à tous les matchs des cours secondaires, mais on a jugé que la compétition était trop avancée pour que ce soit intéressant...on a donc squatté comme beaucoup de personnes Federation square, en fin de journée.

Après 4 jours chez Phillip nous avons pris la route, à gauche, pas peu fier, au volant d'une superbe Ford Falcon verte pâle métallisée, automatique, au moteur rutilant d'un 4 litres 32 soupapes. Ambiance west coast. Elle était toute équipée pour la camping mais fournie sans le matelas...ce qui nous a obligé au bout de deux nuits à craquer le budget en achetant deux matelas de plages gonflables jaunes et grinçant !

Après avoir réglé la radio sur une station de musique country nous étions fin prêts pour attaquer notre périple. Nous avons commencé par la fameuse « Great Ocean Road » à l'Ouest de Melbourne, qui n'est pas vraiment sur la route de Sydney ... mais on ne pouvait pas manquer ça ! Voir la vue époustouflante sur les 12 apôtres était vraiment classe. Une mer agitée, une belle houle et ces formations rocheuses décrochées du continent après les années, plantées là ... et travaillées par le vent et la mer.
Un peu plus loin, dans une forêt d'eucalyptus, en levant la tête vers le ciel nous voyons plusieurs Koalas endormis, les fesses coincées entre deux branches, digérant les feuilles de l'arbre. Quand il leur prend l'envie de bouger une patte, ils sont comme au ralenti...d'une passivité impressionnante.

On a poursuivi par le parc national des Grampians un peu plus au nord pour voir un peu à quoi ressemble leurs montagnes et s'essayer à la randonnée. Étant dans une région viticole on en a profité pour  goutter un peu de vin au passage. Du Cabernet Sauvignon ou du Shiraz à prononcer sans le « R » mais avec le « Z »...la grande classe ! Et on doit dire que malgré notre chauvinisme, ils arrivent à faire du bon vin.
On a passé pas mal de temps à parler avec un viticulteur pour comparer les propriétés du bouchon en liège et de la capsule plastique, qu'ils utilisent ici uniquement. Le syndicat viticole australien défend un rendement plus important obtenu par la standardisation du vin , puisqu'aucune bouteille ne peut être bouchonnée. On aurait pu avoir la même discussion sur l'utilisation de lait cru ou stérilisé concernant la fabrication de fromage, pour défendre notre savoir faire.

Après ce crochet de quelques centaines de kilomètres, une broutille, nous revenons prés de Melbourne pour rejoindre la cote Est que nous suivrons jusqu'à Sydney.
Le climat est différent sur cette côte qui est plus « arrosée ». La végétation est verdoyante, le paysage parfois vallonné et le tout rappelle l’Écosse. Les vaches sont plus nombreuses que les habitants au kilomètre carré.
Nous passons la nuit dans le parc national de Wilson Promontory et sur la route nous apercevons un Wombat, un animal qui ressemble à ... pas grand chose...enfin pas à un animal que l'on connaît chez nous en les tout cas. Google image vous en dira sûrement plus que nous.

Des sentiers sont aménagés comme dans beaucoup des parcs, et c'est avec entrain qu'on part explorer la côte. Après quelques centaines de mètres qu'est ce qu'on surprend... un kangourou, ils sont définitivement pas très doués pour le camouflage.  Mais les voir de si prêt et non morts sur le bord des routes est un régal. Ca nous rappelle que l'on est bien en Australie ! Nous passons par une plage qui fait « kouik,kouik » quand on marche. Le son est produit par le quartz qui compose ce sable.
On aurait bien envie de se faire un plouf dans ce petit coin de paradis mais l'eau est vraiment froide et notre passage dans les eaux d'Asie à 30°c nous a rendu un peu difficile pour le moment. Mais on profite de ces paysages côtiers si sauvages et très bien conservés.

Pour notre arrivée à Sydney nous n'avions pas réussi à trouver de couchsurfing malgré nos 35 demandes sur le site. La veille d'arrivée en ville nous avons rencontré Michelle dans un camping à Kiama, à 150 km au sud de Sydney et elle nous a accueilli dans sa famille à Sydney pour les trois jours où nous y étions. Vraiment sympa de rencontrer ces gens et de partager de bons repas vegetaliens. Pour les visites, c'est sous la pluie et la grisaille, équipes des polaires et K-way que nous avons découvert Sydney, son opéra, la jardin botanique, le musée d'art contemporaine, le pont de Harbour, ect …

Nous sommes en Nouvelle Zélande depuis lundi soir, accueillis en woofing dans une exploitation de noix juste à côté de Christchurch. Goldie la propriétaire est venue nous récupérer à l’aéroport lundi soir. L'exploitation compte 260 noyers. La récolte a lieu fin mars début avril. Pour l'instant, le travail se résume à des travaux de bricolage et de jardin et il est prévu que nous revenions l'aider pour les récoltes. Elle est aussi passionnée d'équitation et propriétaire de trois chevaux. Et pour la petite histoire, elle et ses cheveux ont ete figurant dans ''le seigneurs des anneaux''. 
Nous logeons dans une petite dépendance de la maison...en fait un espace aménagé à coté de l'écurie !!
On est allé se balader dans Christchurch cette semaine et la ville est encore très marquée par le tremblement de terre de février 2011. Apparemment 40% de la population a déserté la ville et les travaux de reconstruction débutent à peine. Beaucoup de bâtiment sont consolidés en attente d'une démolition ou d'une rénovation. La commune a créer un complex nommé « container center », qui regroupe magasins et restaurants aménagés dans des containers colorés et décorés, sur une ligne de tramway inutilisable suite au sinistre. L'ambiance y est plutôt agréable comparé à la tristesse des autres bâtiments écroulés non loin. En se promenant dans Christchurch on peut sentir combien la ville devait être agréable avant les événements.
La grosse activité des trois derniers jours a été aussi de se dégoter une automobile capable de nous trimbaler sans problème pour les trois ou quatre mois qui arrivent ! Mission accomplie avec une superbe Toyata Lucida que nous allons aménager avant de prendre la route pour l’extrême sud de l'île du sud ou nous devons faire du woofing fin février.

Bref ...tout continu de bien aller à l'autre bout de la terre … avec douze heures en plus.
En gros quand on se lève le matin, vous en êtes au repas du soir de la vieille !
Sinon l'anglais progresse et le moral est bon !

Grosses bises à tous

Olivier et Marie





mercredi 16 janvier 2013

Palawan

L'arrivée aux Philippines a été un peu rude. Arrivés à une heure du matin à l’aéroport de Clark au nord de Manille. La correspondance pour la fameuse île de Palawan est prévue pour le lendemain matin à 11h00. Nous pensions trouver dans l’aéroport une zone de transit où se reposer. Mais non ! Pas de zone de transit...quand tu sors de l'aéroport tu peux plus rentrer ! Que des sièges en plastiques dehors sous un hangar devant l 'aéroport ! Sous surveillance de la police qui veillait à ne pas laisser rentrer les voyageurs dans l’aéroport ! Au moins on était en sécurité ! Du coup on a fait une vraie nuit blanche en regardant les va et vient des voyageurs! Pas fermé l’œil avant le lendemain 15h00 une fois arrivés à Puerto Princessa.
Bref, premier contact un peu «fatigué » avec ce pays.

Mais une fois dans l'avion qui nous mène à Palawan, le voyage commence ! De nombreux philippins sont en vacances pour le nouvel an et en profitent pour partir sur l'île. L'ambiance dans l'avion était particulièrement joyeuse. Les gens rigolent et poussent des cris au moindre rebond de l’appareil... au moins ça décontracte. Ils applaudissent en criant à l’atterrissage...de vrais supporter. On avait jamais fait un vol aussi festif ! Manquait plus que les colliers de fleurs à l'arrivée sur le tarmac de Puerto Princessa. D’ailleurs l’aéroport est tout petit. On est descendu de l'avion directement sur le bitume et on a marché jusqu'au petit bâtiment qui fait office d’aéroport. De là, commence la rue principale de Puerto qui mène 500 mètres plus loin au centre ville. C'est la première fois qu'on a quitté un aéroport à pied. La piste d’atterrissage et de décollage est tellement intégrée à la ville de Puerto que les va et vient des avions s'entendent partout en ville.

On découvre rapidement le moyen de transport local de la ville : le tricycle ! une moto encastrée dans une cabine qui, avec un peu d'imagination, peut contenir jusqu'à 4 ou 5 personnes. On peut se déplacer comme ça pour quelques pesos et en profiter pour respirer les fumées du pot d'échappement qui s’engouffrent dans la cabine.
Après une petite sieste on fait la promenade de reconnaissance habituelle. Nouvelle monnaie, nouvelle langue, nouvelle nourriture, nouvelle religion. On se perd une fois encore dans le marché local, au milieu des étales odorants de poissons et de légumes. On en profite pour retirer de l'argent qui nous suivra jusqu'à la fin du séjour aux philippines car il n'y a pas d'autres lieux de retraits qui acceptent les cartes internationales sur l'île.

Les habitants ont un anglais parfait avec un accent à se demander s'ils ne sont pas un peu américains sur les bords. Apparemment, l’héritage des USA est aussi dans l'éducation. L'école est dispensée en anglais et la télé propose de nombreux programmes anglophones.


Deux jours à Puerto sont suffisants. La ville n'a pas un grand intérêt.
Nous partons à la journée dans les îles de la baie d'Honda, au nord de Puerto Princessa. Premières visions des fonds marins philippins....nous réalisons que ce que nous avons vu en Thaïlande était bien pauvre comparé à ça. Il y a évidemment des coraux morts mais nous découvrons quand même de belles couleurs, de nouvelles formes et beaucoup de poissons. On ne parle même pas des plages dessertes que l'on voit depuis le bateau...des petits paradis ! Des bancs de sables blancs au milieu de nulle part flanqués de quelques cocotiers ou de jungle.
Les gens qui partagent notre bateau nous affirment que ce n'est rien comparé à ce qu'ils ont vu dans le nord de l'île et à Coron !

Nous quittons ensuite Puerto Princessa en direction de Sabang, petite ville en bord de mer sur la côte ouest. Sabang est surtout connue pour être le point de départ de la fameuse et très touristique rivière souterraine qui s'étend sur 8 kms et que l'on peut parcourir en kayak sur 1,5km. Pour se balader dans cette grotte il faut un permis. Nous l'achetons à l'avance et nous réservons un ticket pour le 1er janvier. Apparemment sans ça, impossible d'avoir de la place. La ballade semble très prisée...surtout par les philippins.
Sabang est aussi un petit village tranquille bien agréable et tourné vers la mer, loin du bruit et de l'activité de Puerto Princessa.
C'est ici que nous avons fêté le nouvel an avec quatre autres français rencontrés dans notre guest house. Nous n'avions rien programmé de spécial pour l'occasion, on s'est un peu laissé porté et il se trouve que les propriétaires de l'auberge nous ont invité à venir partager un buffet à minuit. On a été très touché de voir avec quelle hospitalité ils invitaient les clients de l’hôtel. Les filles de la famille ont cuisiné toute la journée. Au menu : spaghettis à la bolognaise, salade de pâtes, brochette de marshmallow /saucisses, plateau de fruits et le fameux cochon de lait entier, embroché sur un gros bambou ! Improbable ! On a du attendre que le prête arrive pour le bénir avant de passer à table. Apparemment pour eux la fête du nouvel an avait aussi un sens religieux.
Enfin... les hommes du village ont quand même beaucoup bu aussi.

On a réalisé combien ils avaient bu au matin. L'office de la rivière souterraine annonce que les tours sont fermés à cause de la mer trop agitée. En regardant la mer nous ne voyons pas trop de différence avec les autres jours ! On a finalement compris que l'alcool aidant, ils ont tous décidé de prendre un jour de congé. Pas un bateau n'a navigué le 1 janvier 2013 sur la mer calme au large de Sabang ! Bref, la ville tourne au ralenti ! Ce n'est pas cette fois que nous verrons la rivière souterraine. Nous allons donc nous promener à la cascade qui se jette dans la mer un peu plus loin. Les philippins jouent de la guitare au pied de la chute et continuent à boire de la San Miguel...certains ont l'air au plus mal mais l'ambiance est toujours festive.

Sur le chemin du retour nous nous arrêtons dans un petit resto ouvert pour manger. Ils nous annoncent qu'il y a un buffet et que c'est gratuit. Toujours la salade de pâte et les spaghettis bolo, ça doit être le menu de fête !

L'étape suivante a été Port Barton...notre coup de cœur ! Un village de pêcheurs toujours sur la côte ouest au nord de Sabang, accessible en bateau ou par une piste. Nous y sommes venu en bateau depuis Sabang, trois heures de Bangka, le bateau local, avec le bruit du moteur et les éclaboussures d'eau de mer !
La situation géographique du village le protège encore du tourisme de masse. Apparemment beaucoup de voyageurs partent directement vers El Nido, la ville bien connue du nord.
Nous on traîne un peu ici, le rythme nous va bien...
Une française que nous avons rencontré nous explique qu'elle a découvert les philippines en 1997 et que Port Barton n'a pas tellement changé depuis !
Port Barton c'est une belle plage et quelques rues sableuses derrière. Des petites échoppes épiceries, appelées des sari-sari, quelques restos, une église, un atelier de recyclage des noix de coco qui diffuse une drôle d'odeur dans les parages et des pêcheurs. Tout autour c'est la jungle et la mangrove.


Aucune infrastructure importante ou imposante. Pour organiser une balade en bateau, il suffit de traîner un peu sur la plage et un « boat man » vient nous parler. Le pied quoi ! Vous décrire l'ambiance qu'il règne ici est difficile à faire passer. Tout est simple et tranquille.
Un sari sari

Ils ont aussi un stade couvert dans le village, haut lieu de rencontres sportives. Les philippins raffolent du basket. Apparemment il y a trois match pas semaine qui sont disputés ici. Nous réaliserons ensuite que le moindre village ou recoin de quartiers de l'île de Palawan possède un panier de basket plus ou moins en forme. Très petits, petits et grands s'y retrouvent régulièrement.


Nous partons là aussi à la journée toujours avec les mêmes francais rencontrés quelques jours au paravant, dans les îles voisines, pour des balades sous marines et pour accoster sur des îles aux noms qui les résument bien : tropical island, paradise island ou coconut island... Les excursions démarrent à 9 h et nous sommes de retour pour 16h. La pause déjeuné se fait sur une des petites îles de l'archipel ou les « boat man » préparent le poisson frais du matin au barbecue accompagné de riz et de salade. Sans aucun doute les produits sont BIO !


Notre séjour aux philippines nous rappelle combien l’électricité n'est pas une donnée évidente pour tous le monde. Les villages ont certaines tranches horaires où l’électricité est distribuée, sinon ils allument, quand ils en n'ont un, un groupe électrogène.
Après quatre / cinq jours à Port Baton nous nous rendons à l'évidence qu'il faut partir et continuer notre route vers le nord ! Nous atterrissons donc ensuite à El Nido, presque à l'extrême nord de Palawan. Le trajet se fait en jeepney : les bus locaux, très colorés et toujours bondés. Leur horaire de départ est assez aléatoire, souvent quand ils sont sûr de ne plus embarquer de passager. Pour cela le notre a fait au moins quatre fois le tour du village avant de décoller, un vrai sketch.

Quand on évoque Palawan, El Nido est souvent cité ! Le coin est connu pour être le départ pour l'archipel de Bacuit au large et pour être un très beau site de plongée. Après tout ce que nous avions entendu sur El Nido, nous avons été un peu déçu à notre arrivée. La ville en elle même offre peu d'intérêt et l’afflux touristique est beaucoup plus net. Mais évidemment, le paysage de l'archipel au loin, dans et sur la mer est tout simplement beau. Les formations calcaires rappellent ce que nous avions vu à Tonsaï en Thaïlande. Nous partons là aussi en bateau à la journée pour visiter les îles. Nous sommes hébergés pour la première fois chez l'habitant dans une petite maison tenue par une grand mère, mais le reste de la famille n'est jamais loin. Encore une fois l'occasion d'observer à quel point les Philippins sont proches de leur famille restreinte ou éloignée. Un cousin, un oncle, une sœur passe dire bonjour ou donner un coup de main. Cet endroit nous donne un peu l'impression d'être à la maison et c'est bien agréable.

Après El Nido, direction l'île de Busuanga au nord et plus particulièrement à Coron city. Le trajet se fait dans une grande Bangka durant 7 longues et nauséeuses heures (pour certaines). La trajectoire se dessine d'abord en pleine mer et ensuite dans l'archipel des Calamians où l'eau est devenue aussi lisse que le lac d'Esparon. Nous avons vu à quelques mètres de nous des ailerons de gros gros mammifères que nous avons attribué fièrement à une baleine et son baleineau.
A notre arrivée à Coron, on a tout de suite regretté de ne pas être resté plus longtemps à El Nido ou encore plus à Port Barton. La ville semble trop grande, bruyante, la mer marron et mangée par des constructions anarchiques. Nous nous réconcilions en trouvant là aussi un hébergement accueillant chez l'habitant, une grand mère, Miss Lim et sa très grande famille qui va et vient toute la journée. Les petits déjeuners chez miss Lim sont au fils des matins de plus en plus copieux. Les premiers jours, nous nous achetons nos propres provisions, quelques fruits, du thé et des brioches, mais elle semble bien décidé à nous remplumer et nous propose encore ce matin des saucisses, du jambon, de la papaye, du beurre, des omelettes, des friands chinois au pork (mi sucré mi salé) mais elle fait l'impasse sur le poissons frit (déjeuner philippins) et on lui en est reconnaissant !...bref de quoi tenir jusqu’à 16h sans problème !

Pour en revenir à Coron, même si la ville n'est pas très reposante, nous savons que l'attrait principal du coin se trouve dans l'archipel des Calamians à quelques coups de pagaye d'ici. Plusieurs épaves de bateaux japonais sont accessibles en plongée ou en snorkelling. Les coraux sont paraît-il dans certains endroits souvent intacts et des tortues se baladent de ci de là. C'est effectivement ce que nous avons pu vérifier par nous même dès le lendemain...enfin les coraux, pas les tortues malheureusement ! Nous nageons aussi dans les lacs de l'île de Coron (à ne pas confondre avec la ville) aux eaux turquoises.


Le lendemain nous décidons de partir visiter le reste de l'île de Busuanga en moto cross cette fois ci car les routes aux abords des villes se transforment volontiers en pistes caillouteuses au bout de quelques kilomètres.
Nous traversons des villages où les habitants et tout particulièrement les enfants nous font de grands signes d'aussi loin qu'ils nous aperçoivent. Encore une fois on est bluffé par leur profonde gentillesse et leur envie de parler avec nous.
Nous montons jusqu'au village de Salvation à deux heures de moto et redescendons ensuite vers Conception qui nous plaît particulièrement notamment car elle est à 20 minutes de Bangka de l'île déserte de Calanguyan, où le reef est paraît il un des plus beaux des Philippines.


 Nous nous résignons donc à l'idée que nous n'irons pas traîner nos palmes par là bas car nous devons rentrer pour rendre la moto et que nous avons louer notre chambre pour plusieurs jours à Coron. Mais malheureusement 1km après Conception nous crevons le pneu arrière ! Dommage ! En même temps on commence à être habitué depuis le début du voyage c'est juste la quatrième fois que ça arrive ! Sauf que cette fois, le village ne compte qu'un petit « garagiste » pas très équipé et que le temps est compté avant la nuit ! Nous nous résilions donc au bout d'une heure et toujours pas de roue gonflée à rester dormir ici ! Nous nous trouvons une petite Guest House, chez « Ann and Mike » qui nous font une petite place alors qu'ils affichent complet et qui nous organisent la sortie du lendemain matin sur la fameuse île pendant que la roue sera en cours de réparation ! Que demander de mieux!

Bref... tout va toujours bien pour nous, on est en bonne forme.

Nous nous préparons à quitter les Philippines très bientôt. Nous avons tout particulièrement aimé Palawan, les magnifiques paysages et la profonde gentillesse des gens. 

Demain nous partons pour Manille et samedi pour l'Australie en passant par Singapour. 

Nous préparons aussi assidûment notre passage en Nouvelle Zélande à la recherche de lieu de woofing.


On vous souhaite à tous une très belle année 2013.

Bises

Olivier et Marie

mercredi 26 décembre 2012

Un passage en Malaisie

Après avoir quitté Ko Lanta nous avons rejoint la petite île sauvage de Ko Ngai par bateau. Le départ depuis l’embarcadère au Nord de l'île nous à permis de découvrir la côte Est au travers de ses mangroves. Un labyrinthe de canaux encerclés par une végétation luxuriante. Des habitations de pêcheurs sur pilotis, bordent les rives qui obligent le bateau à ralentir pour éviter la création d'une vague trop importante pouvant emporter ces habitations sommaires. Marie apprécie le transport sans mal de mer sur ces eaux calmes.


Arrivé à proximité de l'île de Ko Ngai le bateau s'arrête et les taxis locaux appelés « long tail boat » viennent nous chercher. Il n'y a pas d’embarcadère sur l'île. Elle n'est développée que sur la côte Est et plus précisément sur une seule plage d'environ 600m ! Le reste est envahi par la jungle.
Cette petite île paradisiaque n'a que quelques logements qui dépassent beaucoup notre budget. Pour vous donner un ordre d'idée nous pouvions nous loger pour 200 Baths (5euros) dans le nord de la Thaïlande et ici les premiers prix sont à 1200 Baths. Nous sommes alors partis à la recherche du bon plan qui nous à mené au ... camping !


Et oui au milieu des resorts nous avons trouvé un accueil sous tente ! Pour 500 Baths, nous avons aussi le petit déjeuné inclus, serviettes de bain, ventilo, petite lumière et même le papier toilette. Nous avions de l'électricité de 18h à 8H. C'est le logement le plus proche de la mer que nous ayons eu depuis le début. L'ambiance s'est avérée être la meilleure du coin et nous avons pu savourer des poissons frais, pêchés par les gérants du camping. Les gens qui travaillent ici sont des saisonniers et restent 6 mois sur l'île pour la saison touristique.


Nous sommes restés 2 jours avant de rejoindre le continent. Au départ, nous souhaitions redescendre par la mer le long de la côte Thaïlandaise pour rejoindre la Malaisie et faire un passage sur l'île de Ko Lipe. Mais le coût important du transport et du logement nous à décidé à changer nos plans.
Nous avons fait une halte d'une nuit à Trang, une ville sans grand intérêt mais que nous avons arpentée à pied pour découvrir ses marchés, avant de partir le lendemain matin pour Penang en Malaisie.
Le trajet nous obligeait à changer de véhicule à Hat Yai. Nous avons manqué de peu notre correspondance car le chauffeur s'est perdu dans la ville et ne trouvait pas le lieu de transfert en plus de nous demander de l'argent pour téléphoner à l'agence! Bref, On a quand même réussi à embarquer pour le bus suivant et à passer la frontière sans problème. Sur la route pour Penang nous découvrons de chaque coté des étendues de culture d'huile de palme. Celle ci fait partie intégrante de l'économie du pays.
Nous sommes arrivés a Penang (plus particulièrement à Georgetown) le 14 décembre et y sommes restés 10 jours.


Penang, au nord est de la Malaisie, est une île reliée par un pont moderne au continent.
La ville de Georgetown est classée patrimoine mondial de l'Unesco.
Assez rapidement nous sommes charmés par l'architecture et l'ambiance qui règnent dans cette ville.
Il s'agit d'une ancienne colonie anglaise, mais il y a eu dans l'histoire une forte immigration chinoise et indienne. La population actuelle est d’environ 1 million d’habitants dont 500 000 à Georgetown, principalement chinois, indiens et malais. C'est un des seuls états où les malais ne sont pas majoritaires.


Les différentes communautés de l’île ont su conserver leurs spécificités culturelles, ethniques et religieuses. Lors de promenades, nous découvrons les différents quartiers dont « Little india » et le quartier chinois. La mosquée n'est pas bien loin du temple chinois où les encens géants fument et du temple hindou. En quelques pâtés de maisons, on passe du restaurant indien et des magasins de saris aux vieilles maisons chinoises datant pour certaines de plus de 200 ans.
Ces maisons nous ont tout particulièrement plu. Elles ont toutes des arcades en façade et sont décorées d'anciennes faïences très colorées aux motifs fleuris ou géométriques. Elles ont aussi des portes et fenêtres en bois peints dans des couleurs vives et patinées par le temps. Les façades offrent un contraste de couleur qui embellit les rues.

Encens géants
On trouve de petits artisans, ferronniers, d'autres qui travaillent le bambou pour des objets d’ameublement, un fabricant de stores en bois, des vendeurs de balances, des meccanos...Les chinois font du commerce et tiennent presque tous les magasins ou ateliers artisanaux.
Nous n'avons pas trouvé que la ville était trop tournée vers le tourisme. Il n'y a pas de magasins où acheter un tee shirt « I love Penang » par exemple. Les gens vivent tout simplement, sans vraiment faire attention à nous et c'est appréciable. C'est sûrement pour ça que nous y sommes restés si longtemps et aussi pour se perdre dans toutes ces ruelles.


Penang est connu pour être un lieu où l'on peut découvrir différentes cuisines. Nous allons souvent manger indien, dans des restos de quartiers fréquentés par des habitués. C'est sacrement épicé ! Nous mangeons aussi dans la rue, des soupes à moins d'un euro avec du poulet et des nouilles... ! Nous découvrons aussi de nouveaux pancakes à la banane / noix de coco dans un stand de rue qui semble avoir la côte car nous attendons 25 minutes pour être servi. Mais ces moments là sont souvent les plus agréables, ça laisse le temps d'observer et de discuter avec son voisin. Nous hésitons toujours à goutter au fameux Durian, un fruit onéreux et très odorant. Dire qu'il est très odorant est un peu loin de la réalité...il sent carrément mauvais ! Il est très répandu en Asie et les malais en raffolent. Il est plus gros qu'un melon de chez nous et est couvert de « picous ».
L'odeur est tellement forte qu'il est même interdit d'en ramener dans certains hôtels. A ce jour, nous n'avons toujours pas goutté ! Mais nous ne désespérons pas d'essayer aux Philippines !

Glace locale composée d'haricot rouge, de mais et de patte fluo!

Nous découvrons aussi un charmant resto français « La Bohême » tenu par Mathieu et sa femme Yu vi (version phonétique). Nous nous y arrêtons manger un midi et ils nous invitent à revenir le soir pour l’apéritif qui s'est prolongé autour d'une pizza maison. Nous passons un agréable moment avec eux. Mathieu nous donne sa vision de la ville en tant expatrié et il semble ravi de parler français ! C'est un excellent pâtissier et il nous offre des croissants aux amandes pour notre petit déjeuner... ! Pas mal du tout ! C'est aussi l'occasion d'échanger quelques bouquins, des films et un peu de musique.

Nous sommes étonnés par le peu de touristes occidentaux que nous croisons. Les touristes sont principalement Malais, de Singapour ou d'autres parties d'Asie … et ils sont nombreux. Nous sommes aussi surpris par le bon anglais parlé par les Malais. C'est définitivement un autre pays où l’économie semble prospérer ! La vie est d'ailleurs un peu plus chère qu'en Thaïlande mais reste toujours abordable. 1 euros correspond à 4,8 Ringgit.

Pour fêter Noël et pour être sur place avant le départ pour les Philippine, nous partons pour Kuala Lumpur. Nous y sommes arrivés le 23 décembre, juste le temps de se trouver un logis et un petit resto pour le réveillon. Nous logeons dans le quartier du « triangle d'or », à l'écart du principal regroupement des touristes (Chinatown). En trois jours nous avons un premier aperçu de cette grande métropole. Les fameuses tours Petronas sont immanquables. On les aperçoit de partout. La nuit, elles s'illuminent et scintillent comme du cristal. Les buildings ici semblent avoir poussé comme des champignons sans réelle cohérence, et cela donne l'impression que ce n'est que le début. De nombreux lieux sont en travaux ce qui rend parfois les accès difficiles. Nous retrouvons ici les centres commerciaux frigorifiques. Certains ne proposent que des marques de luxe. On est allé aux toilettes dans ceux-ci et il y avait de la crème pour les mains à la lavande à disposition ! Dingue !


Nous avons pris le temps de se promener dans les marchés (bon marché ceux là) de Chinatown où la contrefaçon envahie les stands ! Nous visitons aussi les jardins de « lake garden » mais nous sommes déçus....ils n'ont rien de fou et ça ne vaut pas le parc de la tête d'or. Par contre ils abritent la mosquée nationale.

Nous fêtons noël dans un petit resto français en banlieue de KL où nous retrouvons des saveurs familières pour l'occasion. 5 plats pour 88 Rm, vraiment raisonnable et très bon !
Après le resto nous comptons reprendre la route de l’hôtel et en sortant du métro nous réalisons que les Malais fêtent Noël à leur manière. Les rues sont envahies de monde qui s'asperge de neige artificielle en bombe et de serpentins. On se croirait au réveillon du jour de l'an. Nous terminons la soirée à la Guest House avec d'autres voyageurs Espagnols, Australiens, Italiens. Leur rencontre nous à permis de passer Noël en bonne compagnie jusque tard dans la nuit.

Voilà... Le séjour en Malaisie et en Thaïlande se termine. En route pour les Philippines maintenant !

En espérant que vous ayez passé un joyeux Noël.

On essaye de vite vous mettre des photos !! Par contre, nous avons rajouté quelques images concernant la Thailande.

La bise à tous et encore bonnes fêtes.



lundi 10 décembre 2012

Des rizières aux poissons tropicaux !

Bon...comment dire...on a pris un peu de retard dans l'écriture du blog...entre des problèmes de connection et des journées bien remplies !
On s'était donc arrêté à Chiang Mai après notre virée dans le Nord Est.
Et bien, nous sommes maintenant à Ko Lanta ! ...« Quelques kilomètres » un peu plus au sud sur la mer d'Andaman...

Mais commençons par le commencement... :

De Chiang Mai nous sommes descendus vers Sukhothai où nous avons passé une journée afin de découvrir les vestiges du « Royaume de Sukhothai », qui figure au patrimoine mondial de l'Unesco.
L'air de Sukhothai dura 200 ans et connue 9 rois. Elle est considérée comme « l'âge d'or de la civilisation thaïlandaise ».
A notre arrivée, nous avons tout de suite regretté la chaleur supportable du nord. Ici la température est limite tolérable... aucun air et aucun nuage ! On a donc visité le site en bicyclette sous une chaleur torride, en disant régulièrement dans un souffle « purée qu'il fait chaud ! ».
Les vestiges du royaume s'étendent sur 45 km2 dans ce que l'on appelle la « vieille ville » (la nouvelle ville n'ayant aucun intérêt!). Les ruines comptent 21 monuments historiques et 4 grands étangs, à l'intérieur de fortifications. Nous avons beaucoup aimé ce site et s'y promener en vélo, histoire de se faire un peu de vent dans les cheveux....



Même s'il s'agit de vestiges, il reste encore de très beaux monuments bien conservés, qui laissent imaginer combien le royaume devait être impressionnant aux XIIIe et XIVe siècles. Nous avons particulièrement aimé le Wat Mahathat (Wat signifie temple en Thai) et le Wat Si Chum qui, lui, abrite un impressionnant Bouddha assis de 15 mètres de hauteur.
Pour plus d'informations sur ce site : http ://whc.unesco.org/fr/list/574



Nous sommes ensuite allés directement à Bangkok pour quatre jours. Nous expérimentons alors pour la première fois le train couchette...une expérience sympa et bien plus confortable que le bus. Durant le trajet nous rencontrons un couple d'espagnols avec qui nous avons passé quelques soirées polyglottes à Bangkok (parfois on ne savait plus quelles langues parler : anglais, espagnol ou français..). Ils nous ont beaucoup parlé de l’Amérique du Sud où ils ont pas mal voyagé.
Nous trouvons ici une Guest House sympa, avec un petit extérieur et une terrasse de toit, dans le quartier dit « touristique » mais quand même assez loin de la fameuse Khao San Road que nous tentons de fuir...
A l'arrivée en Thaïlande, nous n'avions pas pris le temps de visiter Bangkok. Nous sommes heureux d'être en ville et de découvrir par nous même cette capitale spéciale dont nous avons tant entendu parler. Quatre jours de marche intensive, sans répit, au travers des marchés, des temples, des stands de nourriture et des centres commerciaux sur-climatisés, dans lesquels nous sommes rentrés à peu près tous les 300m pour se rafraîchir. Nous avons acheté une carte spéciale bus qui nous a permis de nous déplacer à moindre coût en bus local.
Le premier jour, nous allons directement au centre commercial MBK. Sept étages ou l'on peut se perdre pendant toute une journée sans voir passer le temps...des grigris à portable à la multitude de tee shirt en passant par l'étage spécial nourriture, on trouve à peu prêt de tout ici.
Le lendemain, nous filons au grand marché du week end de Chatuchak. Il pleut et la journée est un peu plus fraîche...ça fait du bien ! Il est l'un des plus grand au monde. Nous sommes arrivés à13h et à l'heure de la fermeture (18h), nous n'avions vu que certaines sections du marché. Si nous avions pu, nous y serions restés 4 heures de plus sans problème. C'était carrément hallucinant...ils distribuaient même une carte pour pouvoir se repérer! Dans la section animaux, nous avons vu une chouette, entre les singes et les poissons tropicaux. On trouve là aussi de tout : de la nourriture, des tee shirt à 100 baths, des tableaux d'artistes locaux ou non, des écureuils et des vêtements de seconde main...
Pour notre troisième jour nous persévérons dans notre folie du shopping et allons voir d'autres marchés, mais ceux ci sont décevant par rapport à la veille. Le soir nous nous rendons dans le quartier de Chinatown pour une promenade gourmande dans la rue. Notamment au dessert, une soupe de fruits confis...original !
Pour notre dernière journée, nous visitons (quand même !...) les deux temples principaux de Bangkok, à savoir le Grand Palais avec le Wat Phra Kaew également appelé temple du bouddha d'émeraude et le Wat Pho qui recèle le plus grand Bouddha couché de Thaïlande (46 mètres de long).

Il semble comme enfermé dans ce temple, un peu à l’étroit !! Ses pieds et sa tête touchent presque les murs et le toit !! Ces sites sont eux aussi des lieux très fréquentés par les fidèles bouddhistes.
Un peu plus loin, nous nous perdons dans le marché aux amulettes où les étales proposent une grande variété de petits talismans que les collectionneurs examinent avec attention et reposent ensuite insatisfait !

Bref … au bout de quatre jours, nous sommes heureux de notre séjour et aussi de quitter la grande ville pour ces fabuleuses îles du sud dont nous avons (la aussi!!) beaucoup entendu parler.
Nous pensons, quand même, que cette ville mérite davantage de temps pour être découverte...
C'est sous la pluie que nous débarquons à Ko Tao après un long trajet en train et en bateau où la moitié des passagers a été malade. Nous n'avions pas mesuré qu'ici nous étions en pleine période de mousson (même si celle-ci dure très peu de temps à Ko Tao). Les pluies sont fréquentes et rafraîchissantes. Progressivement, nos jambes se couvrent de boutons de moustiques. On nous apprend qu'il faut faire attention car la dengue sévit en ce moment sur l'île...
Bref, malgré cela... Ko Tao est juste magnifique, des plages de sable blanc, des eaux turquoises, des cocotiers et des roches travaillées par l'érosion aux formes rondes ( qui rappellent la côte de granit rose Bretonne). L'ensemble semble irréel, on se croirait dans un décors de cinéma. Nous remarquons aussi que la vie est bien plus chère qu'au nord (50% en plus) et que l'ambiance change.
Olivier fait ses premières plongées au large de l'île et rate d'une journée le passage des requins baleines. Les derniers jours, la mousson se calme et nous avons quand même deux belles journées ensoleillées qui nous permettent de profiter davantage de la plage et de faire nos premières sorties en snorkelling. On déballe alors nos superbes masques-tubas achetés précautionneusement en France.
C'est aussi ici que nous sommes pour la célébrations de Loi Krathong. Une des fêtes les plus populaires de Thaïlande. Elle se déroule lors de la première lune du 12ème mois lunaire. Cette année il s'agissait du 28 novembre ! Elle est célébrée dans tous le pays et elle signe la fin de la saison des pluies. Les Thaïs remercient « la divinité des rivières qui donne la vie aux champs et aux forêts et demandent pardon pour la pollution causée par les hommes ». Ils fabriquent de petites embarcations (Krathong) à l'aide de feuilles de bananier, décorées de fleurs, d'encens et de pièces de monnaie. Il paraît que le meilleur endroit pour la célébrer est à Chiang Mai ou à Sukhothai d'où elle est originaire. La tradition veut aussi que les gens lancent dans le ciel de grosses lanternes en papier blanc en les allumant par la base. Nous profitons quand même de l’événement pour faire décoller, nous aussi, un lampion géant.

La destination suivante a été la plage de Ton Sai, proche de la ville de Krabi. Il ne s'agit pas d'une île mais d'une sorte de presqu'île accessible uniquement par la mer. Ce lieu est surtout connu pour être un beau site d'escalade car on trouve des falaises surplombant la mer, qui sont des formations karstiques avec de spectaculaires compressions calcaire (presque comme à Tamé pour les connaisseurs:)).

La plage est bordée des deux cotés par ces falaises et fait dos à la jungle. L'atmosphère détendue et l'absence de voiture et nous a particulièrement plu. Nous avons passé quatre jours ici et avons fait la rencontre de plusieurs français avec qui nous avons notamment partagé un bateau pour une excursion d'une journée sur les îles environnantes à la recherche de coraux et poissons en tout genre. Nous avons pu aussi aller sur un site d'escalade pour grimper au dessus de l'eau.

Nous sommes depuis le 7 décembre à Ko Lanta. Loin d'être une île desserte et périlleuse...elle est quand même couverte d'une épaisse forêt tropicale sur la partie centrale et au sud, celle ci étant classée parc national. La côte ouest qui rassemble les hôtels, Guest Houses et restos est bordée par de larges plages de sable fin ou de roches rendant l’accès à la mer plus compliqué. La population locale est majoritairement musulmane et il est bien plus rare de croiser un moine drapé d'orange par ici.
L'ambiance et la culture diffèrent vraiment du nord, on a parfois l'impression d'être dans un autre pays.

Aujourd'hui nous sommes allés explorer les fonds marins autour de l'île de Ko Rok. Il y avait de très beaux coraux vivants, du sable farineux et des poissons échappés d'un aquarium. Tout simplement magnifique! 

Nous pensons quitter Ko Lanta demain, en direction du Sud pour l'île de Ko Ngai, à la recherche d'îles préservées et de beaux spots de snorkelling! Ko Ngai est à la limite du parc national de Hat Chao Mai.
Nous descendrons progressivement, en sautant d'îles en îles dans le parc national de Tarutao, en direction de la Malaisie, vers Penang et ensuite Kuala Lumpur où nous « fêterons » Noël !

Nous espérons que vous préparer bien les fêtes de fin d'année sous la neige...et pour ceux qui ont la chance de faire du ski, faites quelques courbes pour Olivier !

Une pensée spéciale pour le petit Gabin des Deux Alpes à qui nous souhaitons la bienvenue et félicitation à Rico et Emilie (on attend les photos...)
Une pensée spéciale aussi pour les copains et copines de Lyon et leur cadeau mémorable du 8 décembre...
Une pensée spéciale aussi pour Moïra pour son anniversaire !!!

Merci aussi pour vos gentils commentaires qui nous font toujours plaisirs !

Gros bisous à tous et Joyeux Noël !!