mercredi 16 janvier 2013

Palawan

L'arrivée aux Philippines a été un peu rude. Arrivés à une heure du matin à l’aéroport de Clark au nord de Manille. La correspondance pour la fameuse île de Palawan est prévue pour le lendemain matin à 11h00. Nous pensions trouver dans l’aéroport une zone de transit où se reposer. Mais non ! Pas de zone de transit...quand tu sors de l'aéroport tu peux plus rentrer ! Que des sièges en plastiques dehors sous un hangar devant l 'aéroport ! Sous surveillance de la police qui veillait à ne pas laisser rentrer les voyageurs dans l’aéroport ! Au moins on était en sécurité ! Du coup on a fait une vraie nuit blanche en regardant les va et vient des voyageurs! Pas fermé l’œil avant le lendemain 15h00 une fois arrivés à Puerto Princessa.
Bref, premier contact un peu «fatigué » avec ce pays.

Mais une fois dans l'avion qui nous mène à Palawan, le voyage commence ! De nombreux philippins sont en vacances pour le nouvel an et en profitent pour partir sur l'île. L'ambiance dans l'avion était particulièrement joyeuse. Les gens rigolent et poussent des cris au moindre rebond de l’appareil... au moins ça décontracte. Ils applaudissent en criant à l’atterrissage...de vrais supporter. On avait jamais fait un vol aussi festif ! Manquait plus que les colliers de fleurs à l'arrivée sur le tarmac de Puerto Princessa. D’ailleurs l’aéroport est tout petit. On est descendu de l'avion directement sur le bitume et on a marché jusqu'au petit bâtiment qui fait office d’aéroport. De là, commence la rue principale de Puerto qui mène 500 mètres plus loin au centre ville. C'est la première fois qu'on a quitté un aéroport à pied. La piste d’atterrissage et de décollage est tellement intégrée à la ville de Puerto que les va et vient des avions s'entendent partout en ville.

On découvre rapidement le moyen de transport local de la ville : le tricycle ! une moto encastrée dans une cabine qui, avec un peu d'imagination, peut contenir jusqu'à 4 ou 5 personnes. On peut se déplacer comme ça pour quelques pesos et en profiter pour respirer les fumées du pot d'échappement qui s’engouffrent dans la cabine.
Après une petite sieste on fait la promenade de reconnaissance habituelle. Nouvelle monnaie, nouvelle langue, nouvelle nourriture, nouvelle religion. On se perd une fois encore dans le marché local, au milieu des étales odorants de poissons et de légumes. On en profite pour retirer de l'argent qui nous suivra jusqu'à la fin du séjour aux philippines car il n'y a pas d'autres lieux de retraits qui acceptent les cartes internationales sur l'île.

Les habitants ont un anglais parfait avec un accent à se demander s'ils ne sont pas un peu américains sur les bords. Apparemment, l’héritage des USA est aussi dans l'éducation. L'école est dispensée en anglais et la télé propose de nombreux programmes anglophones.


Deux jours à Puerto sont suffisants. La ville n'a pas un grand intérêt.
Nous partons à la journée dans les îles de la baie d'Honda, au nord de Puerto Princessa. Premières visions des fonds marins philippins....nous réalisons que ce que nous avons vu en Thaïlande était bien pauvre comparé à ça. Il y a évidemment des coraux morts mais nous découvrons quand même de belles couleurs, de nouvelles formes et beaucoup de poissons. On ne parle même pas des plages dessertes que l'on voit depuis le bateau...des petits paradis ! Des bancs de sables blancs au milieu de nulle part flanqués de quelques cocotiers ou de jungle.
Les gens qui partagent notre bateau nous affirment que ce n'est rien comparé à ce qu'ils ont vu dans le nord de l'île et à Coron !

Nous quittons ensuite Puerto Princessa en direction de Sabang, petite ville en bord de mer sur la côte ouest. Sabang est surtout connue pour être le point de départ de la fameuse et très touristique rivière souterraine qui s'étend sur 8 kms et que l'on peut parcourir en kayak sur 1,5km. Pour se balader dans cette grotte il faut un permis. Nous l'achetons à l'avance et nous réservons un ticket pour le 1er janvier. Apparemment sans ça, impossible d'avoir de la place. La ballade semble très prisée...surtout par les philippins.
Sabang est aussi un petit village tranquille bien agréable et tourné vers la mer, loin du bruit et de l'activité de Puerto Princessa.
C'est ici que nous avons fêté le nouvel an avec quatre autres français rencontrés dans notre guest house. Nous n'avions rien programmé de spécial pour l'occasion, on s'est un peu laissé porté et il se trouve que les propriétaires de l'auberge nous ont invité à venir partager un buffet à minuit. On a été très touché de voir avec quelle hospitalité ils invitaient les clients de l’hôtel. Les filles de la famille ont cuisiné toute la journée. Au menu : spaghettis à la bolognaise, salade de pâtes, brochette de marshmallow /saucisses, plateau de fruits et le fameux cochon de lait entier, embroché sur un gros bambou ! Improbable ! On a du attendre que le prête arrive pour le bénir avant de passer à table. Apparemment pour eux la fête du nouvel an avait aussi un sens religieux.
Enfin... les hommes du village ont quand même beaucoup bu aussi.

On a réalisé combien ils avaient bu au matin. L'office de la rivière souterraine annonce que les tours sont fermés à cause de la mer trop agitée. En regardant la mer nous ne voyons pas trop de différence avec les autres jours ! On a finalement compris que l'alcool aidant, ils ont tous décidé de prendre un jour de congé. Pas un bateau n'a navigué le 1 janvier 2013 sur la mer calme au large de Sabang ! Bref, la ville tourne au ralenti ! Ce n'est pas cette fois que nous verrons la rivière souterraine. Nous allons donc nous promener à la cascade qui se jette dans la mer un peu plus loin. Les philippins jouent de la guitare au pied de la chute et continuent à boire de la San Miguel...certains ont l'air au plus mal mais l'ambiance est toujours festive.

Sur le chemin du retour nous nous arrêtons dans un petit resto ouvert pour manger. Ils nous annoncent qu'il y a un buffet et que c'est gratuit. Toujours la salade de pâte et les spaghettis bolo, ça doit être le menu de fête !

L'étape suivante a été Port Barton...notre coup de cœur ! Un village de pêcheurs toujours sur la côte ouest au nord de Sabang, accessible en bateau ou par une piste. Nous y sommes venu en bateau depuis Sabang, trois heures de Bangka, le bateau local, avec le bruit du moteur et les éclaboussures d'eau de mer !
La situation géographique du village le protège encore du tourisme de masse. Apparemment beaucoup de voyageurs partent directement vers El Nido, la ville bien connue du nord.
Nous on traîne un peu ici, le rythme nous va bien...
Une française que nous avons rencontré nous explique qu'elle a découvert les philippines en 1997 et que Port Barton n'a pas tellement changé depuis !
Port Barton c'est une belle plage et quelques rues sableuses derrière. Des petites échoppes épiceries, appelées des sari-sari, quelques restos, une église, un atelier de recyclage des noix de coco qui diffuse une drôle d'odeur dans les parages et des pêcheurs. Tout autour c'est la jungle et la mangrove.


Aucune infrastructure importante ou imposante. Pour organiser une balade en bateau, il suffit de traîner un peu sur la plage et un « boat man » vient nous parler. Le pied quoi ! Vous décrire l'ambiance qu'il règne ici est difficile à faire passer. Tout est simple et tranquille.
Un sari sari

Ils ont aussi un stade couvert dans le village, haut lieu de rencontres sportives. Les philippins raffolent du basket. Apparemment il y a trois match pas semaine qui sont disputés ici. Nous réaliserons ensuite que le moindre village ou recoin de quartiers de l'île de Palawan possède un panier de basket plus ou moins en forme. Très petits, petits et grands s'y retrouvent régulièrement.


Nous partons là aussi à la journée toujours avec les mêmes francais rencontrés quelques jours au paravant, dans les îles voisines, pour des balades sous marines et pour accoster sur des îles aux noms qui les résument bien : tropical island, paradise island ou coconut island... Les excursions démarrent à 9 h et nous sommes de retour pour 16h. La pause déjeuné se fait sur une des petites îles de l'archipel ou les « boat man » préparent le poisson frais du matin au barbecue accompagné de riz et de salade. Sans aucun doute les produits sont BIO !


Notre séjour aux philippines nous rappelle combien l’électricité n'est pas une donnée évidente pour tous le monde. Les villages ont certaines tranches horaires où l’électricité est distribuée, sinon ils allument, quand ils en n'ont un, un groupe électrogène.
Après quatre / cinq jours à Port Baton nous nous rendons à l'évidence qu'il faut partir et continuer notre route vers le nord ! Nous atterrissons donc ensuite à El Nido, presque à l'extrême nord de Palawan. Le trajet se fait en jeepney : les bus locaux, très colorés et toujours bondés. Leur horaire de départ est assez aléatoire, souvent quand ils sont sûr de ne plus embarquer de passager. Pour cela le notre a fait au moins quatre fois le tour du village avant de décoller, un vrai sketch.

Quand on évoque Palawan, El Nido est souvent cité ! Le coin est connu pour être le départ pour l'archipel de Bacuit au large et pour être un très beau site de plongée. Après tout ce que nous avions entendu sur El Nido, nous avons été un peu déçu à notre arrivée. La ville en elle même offre peu d'intérêt et l’afflux touristique est beaucoup plus net. Mais évidemment, le paysage de l'archipel au loin, dans et sur la mer est tout simplement beau. Les formations calcaires rappellent ce que nous avions vu à Tonsaï en Thaïlande. Nous partons là aussi en bateau à la journée pour visiter les îles. Nous sommes hébergés pour la première fois chez l'habitant dans une petite maison tenue par une grand mère, mais le reste de la famille n'est jamais loin. Encore une fois l'occasion d'observer à quel point les Philippins sont proches de leur famille restreinte ou éloignée. Un cousin, un oncle, une sœur passe dire bonjour ou donner un coup de main. Cet endroit nous donne un peu l'impression d'être à la maison et c'est bien agréable.

Après El Nido, direction l'île de Busuanga au nord et plus particulièrement à Coron city. Le trajet se fait dans une grande Bangka durant 7 longues et nauséeuses heures (pour certaines). La trajectoire se dessine d'abord en pleine mer et ensuite dans l'archipel des Calamians où l'eau est devenue aussi lisse que le lac d'Esparon. Nous avons vu à quelques mètres de nous des ailerons de gros gros mammifères que nous avons attribué fièrement à une baleine et son baleineau.
A notre arrivée à Coron, on a tout de suite regretté de ne pas être resté plus longtemps à El Nido ou encore plus à Port Barton. La ville semble trop grande, bruyante, la mer marron et mangée par des constructions anarchiques. Nous nous réconcilions en trouvant là aussi un hébergement accueillant chez l'habitant, une grand mère, Miss Lim et sa très grande famille qui va et vient toute la journée. Les petits déjeuners chez miss Lim sont au fils des matins de plus en plus copieux. Les premiers jours, nous nous achetons nos propres provisions, quelques fruits, du thé et des brioches, mais elle semble bien décidé à nous remplumer et nous propose encore ce matin des saucisses, du jambon, de la papaye, du beurre, des omelettes, des friands chinois au pork (mi sucré mi salé) mais elle fait l'impasse sur le poissons frit (déjeuner philippins) et on lui en est reconnaissant !...bref de quoi tenir jusqu’à 16h sans problème !

Pour en revenir à Coron, même si la ville n'est pas très reposante, nous savons que l'attrait principal du coin se trouve dans l'archipel des Calamians à quelques coups de pagaye d'ici. Plusieurs épaves de bateaux japonais sont accessibles en plongée ou en snorkelling. Les coraux sont paraît-il dans certains endroits souvent intacts et des tortues se baladent de ci de là. C'est effectivement ce que nous avons pu vérifier par nous même dès le lendemain...enfin les coraux, pas les tortues malheureusement ! Nous nageons aussi dans les lacs de l'île de Coron (à ne pas confondre avec la ville) aux eaux turquoises.


Le lendemain nous décidons de partir visiter le reste de l'île de Busuanga en moto cross cette fois ci car les routes aux abords des villes se transforment volontiers en pistes caillouteuses au bout de quelques kilomètres.
Nous traversons des villages où les habitants et tout particulièrement les enfants nous font de grands signes d'aussi loin qu'ils nous aperçoivent. Encore une fois on est bluffé par leur profonde gentillesse et leur envie de parler avec nous.
Nous montons jusqu'au village de Salvation à deux heures de moto et redescendons ensuite vers Conception qui nous plaît particulièrement notamment car elle est à 20 minutes de Bangka de l'île déserte de Calanguyan, où le reef est paraît il un des plus beaux des Philippines.


 Nous nous résignons donc à l'idée que nous n'irons pas traîner nos palmes par là bas car nous devons rentrer pour rendre la moto et que nous avons louer notre chambre pour plusieurs jours à Coron. Mais malheureusement 1km après Conception nous crevons le pneu arrière ! Dommage ! En même temps on commence à être habitué depuis le début du voyage c'est juste la quatrième fois que ça arrive ! Sauf que cette fois, le village ne compte qu'un petit « garagiste » pas très équipé et que le temps est compté avant la nuit ! Nous nous résilions donc au bout d'une heure et toujours pas de roue gonflée à rester dormir ici ! Nous nous trouvons une petite Guest House, chez « Ann and Mike » qui nous font une petite place alors qu'ils affichent complet et qui nous organisent la sortie du lendemain matin sur la fameuse île pendant que la roue sera en cours de réparation ! Que demander de mieux!

Bref... tout va toujours bien pour nous, on est en bonne forme.

Nous nous préparons à quitter les Philippines très bientôt. Nous avons tout particulièrement aimé Palawan, les magnifiques paysages et la profonde gentillesse des gens. 

Demain nous partons pour Manille et samedi pour l'Australie en passant par Singapour. 

Nous préparons aussi assidûment notre passage en Nouvelle Zélande à la recherche de lieu de woofing.


On vous souhaite à tous une très belle année 2013.

Bises

Olivier et Marie

mercredi 26 décembre 2012

Un passage en Malaisie

Après avoir quitté Ko Lanta nous avons rejoint la petite île sauvage de Ko Ngai par bateau. Le départ depuis l’embarcadère au Nord de l'île nous à permis de découvrir la côte Est au travers de ses mangroves. Un labyrinthe de canaux encerclés par une végétation luxuriante. Des habitations de pêcheurs sur pilotis, bordent les rives qui obligent le bateau à ralentir pour éviter la création d'une vague trop importante pouvant emporter ces habitations sommaires. Marie apprécie le transport sans mal de mer sur ces eaux calmes.


Arrivé à proximité de l'île de Ko Ngai le bateau s'arrête et les taxis locaux appelés « long tail boat » viennent nous chercher. Il n'y a pas d’embarcadère sur l'île. Elle n'est développée que sur la côte Est et plus précisément sur une seule plage d'environ 600m ! Le reste est envahi par la jungle.
Cette petite île paradisiaque n'a que quelques logements qui dépassent beaucoup notre budget. Pour vous donner un ordre d'idée nous pouvions nous loger pour 200 Baths (5euros) dans le nord de la Thaïlande et ici les premiers prix sont à 1200 Baths. Nous sommes alors partis à la recherche du bon plan qui nous à mené au ... camping !


Et oui au milieu des resorts nous avons trouvé un accueil sous tente ! Pour 500 Baths, nous avons aussi le petit déjeuné inclus, serviettes de bain, ventilo, petite lumière et même le papier toilette. Nous avions de l'électricité de 18h à 8H. C'est le logement le plus proche de la mer que nous ayons eu depuis le début. L'ambiance s'est avérée être la meilleure du coin et nous avons pu savourer des poissons frais, pêchés par les gérants du camping. Les gens qui travaillent ici sont des saisonniers et restent 6 mois sur l'île pour la saison touristique.


Nous sommes restés 2 jours avant de rejoindre le continent. Au départ, nous souhaitions redescendre par la mer le long de la côte Thaïlandaise pour rejoindre la Malaisie et faire un passage sur l'île de Ko Lipe. Mais le coût important du transport et du logement nous à décidé à changer nos plans.
Nous avons fait une halte d'une nuit à Trang, une ville sans grand intérêt mais que nous avons arpentée à pied pour découvrir ses marchés, avant de partir le lendemain matin pour Penang en Malaisie.
Le trajet nous obligeait à changer de véhicule à Hat Yai. Nous avons manqué de peu notre correspondance car le chauffeur s'est perdu dans la ville et ne trouvait pas le lieu de transfert en plus de nous demander de l'argent pour téléphoner à l'agence! Bref, On a quand même réussi à embarquer pour le bus suivant et à passer la frontière sans problème. Sur la route pour Penang nous découvrons de chaque coté des étendues de culture d'huile de palme. Celle ci fait partie intégrante de l'économie du pays.
Nous sommes arrivés a Penang (plus particulièrement à Georgetown) le 14 décembre et y sommes restés 10 jours.


Penang, au nord est de la Malaisie, est une île reliée par un pont moderne au continent.
La ville de Georgetown est classée patrimoine mondial de l'Unesco.
Assez rapidement nous sommes charmés par l'architecture et l'ambiance qui règnent dans cette ville.
Il s'agit d'une ancienne colonie anglaise, mais il y a eu dans l'histoire une forte immigration chinoise et indienne. La population actuelle est d’environ 1 million d’habitants dont 500 000 à Georgetown, principalement chinois, indiens et malais. C'est un des seuls états où les malais ne sont pas majoritaires.


Les différentes communautés de l’île ont su conserver leurs spécificités culturelles, ethniques et religieuses. Lors de promenades, nous découvrons les différents quartiers dont « Little india » et le quartier chinois. La mosquée n'est pas bien loin du temple chinois où les encens géants fument et du temple hindou. En quelques pâtés de maisons, on passe du restaurant indien et des magasins de saris aux vieilles maisons chinoises datant pour certaines de plus de 200 ans.
Ces maisons nous ont tout particulièrement plu. Elles ont toutes des arcades en façade et sont décorées d'anciennes faïences très colorées aux motifs fleuris ou géométriques. Elles ont aussi des portes et fenêtres en bois peints dans des couleurs vives et patinées par le temps. Les façades offrent un contraste de couleur qui embellit les rues.

Encens géants
On trouve de petits artisans, ferronniers, d'autres qui travaillent le bambou pour des objets d’ameublement, un fabricant de stores en bois, des vendeurs de balances, des meccanos...Les chinois font du commerce et tiennent presque tous les magasins ou ateliers artisanaux.
Nous n'avons pas trouvé que la ville était trop tournée vers le tourisme. Il n'y a pas de magasins où acheter un tee shirt « I love Penang » par exemple. Les gens vivent tout simplement, sans vraiment faire attention à nous et c'est appréciable. C'est sûrement pour ça que nous y sommes restés si longtemps et aussi pour se perdre dans toutes ces ruelles.


Penang est connu pour être un lieu où l'on peut découvrir différentes cuisines. Nous allons souvent manger indien, dans des restos de quartiers fréquentés par des habitués. C'est sacrement épicé ! Nous mangeons aussi dans la rue, des soupes à moins d'un euro avec du poulet et des nouilles... ! Nous découvrons aussi de nouveaux pancakes à la banane / noix de coco dans un stand de rue qui semble avoir la côte car nous attendons 25 minutes pour être servi. Mais ces moments là sont souvent les plus agréables, ça laisse le temps d'observer et de discuter avec son voisin. Nous hésitons toujours à goutter au fameux Durian, un fruit onéreux et très odorant. Dire qu'il est très odorant est un peu loin de la réalité...il sent carrément mauvais ! Il est très répandu en Asie et les malais en raffolent. Il est plus gros qu'un melon de chez nous et est couvert de « picous ».
L'odeur est tellement forte qu'il est même interdit d'en ramener dans certains hôtels. A ce jour, nous n'avons toujours pas goutté ! Mais nous ne désespérons pas d'essayer aux Philippines !

Glace locale composée d'haricot rouge, de mais et de patte fluo!

Nous découvrons aussi un charmant resto français « La Bohême » tenu par Mathieu et sa femme Yu vi (version phonétique). Nous nous y arrêtons manger un midi et ils nous invitent à revenir le soir pour l’apéritif qui s'est prolongé autour d'une pizza maison. Nous passons un agréable moment avec eux. Mathieu nous donne sa vision de la ville en tant expatrié et il semble ravi de parler français ! C'est un excellent pâtissier et il nous offre des croissants aux amandes pour notre petit déjeuner... ! Pas mal du tout ! C'est aussi l'occasion d'échanger quelques bouquins, des films et un peu de musique.

Nous sommes étonnés par le peu de touristes occidentaux que nous croisons. Les touristes sont principalement Malais, de Singapour ou d'autres parties d'Asie … et ils sont nombreux. Nous sommes aussi surpris par le bon anglais parlé par les Malais. C'est définitivement un autre pays où l’économie semble prospérer ! La vie est d'ailleurs un peu plus chère qu'en Thaïlande mais reste toujours abordable. 1 euros correspond à 4,8 Ringgit.

Pour fêter Noël et pour être sur place avant le départ pour les Philippine, nous partons pour Kuala Lumpur. Nous y sommes arrivés le 23 décembre, juste le temps de se trouver un logis et un petit resto pour le réveillon. Nous logeons dans le quartier du « triangle d'or », à l'écart du principal regroupement des touristes (Chinatown). En trois jours nous avons un premier aperçu de cette grande métropole. Les fameuses tours Petronas sont immanquables. On les aperçoit de partout. La nuit, elles s'illuminent et scintillent comme du cristal. Les buildings ici semblent avoir poussé comme des champignons sans réelle cohérence, et cela donne l'impression que ce n'est que le début. De nombreux lieux sont en travaux ce qui rend parfois les accès difficiles. Nous retrouvons ici les centres commerciaux frigorifiques. Certains ne proposent que des marques de luxe. On est allé aux toilettes dans ceux-ci et il y avait de la crème pour les mains à la lavande à disposition ! Dingue !


Nous avons pris le temps de se promener dans les marchés (bon marché ceux là) de Chinatown où la contrefaçon envahie les stands ! Nous visitons aussi les jardins de « lake garden » mais nous sommes déçus....ils n'ont rien de fou et ça ne vaut pas le parc de la tête d'or. Par contre ils abritent la mosquée nationale.

Nous fêtons noël dans un petit resto français en banlieue de KL où nous retrouvons des saveurs familières pour l'occasion. 5 plats pour 88 Rm, vraiment raisonnable et très bon !
Après le resto nous comptons reprendre la route de l’hôtel et en sortant du métro nous réalisons que les Malais fêtent Noël à leur manière. Les rues sont envahies de monde qui s'asperge de neige artificielle en bombe et de serpentins. On se croirait au réveillon du jour de l'an. Nous terminons la soirée à la Guest House avec d'autres voyageurs Espagnols, Australiens, Italiens. Leur rencontre nous à permis de passer Noël en bonne compagnie jusque tard dans la nuit.

Voilà... Le séjour en Malaisie et en Thaïlande se termine. En route pour les Philippines maintenant !

En espérant que vous ayez passé un joyeux Noël.

On essaye de vite vous mettre des photos !! Par contre, nous avons rajouté quelques images concernant la Thailande.

La bise à tous et encore bonnes fêtes.



lundi 10 décembre 2012

Des rizières aux poissons tropicaux !

Bon...comment dire...on a pris un peu de retard dans l'écriture du blog...entre des problèmes de connection et des journées bien remplies !
On s'était donc arrêté à Chiang Mai après notre virée dans le Nord Est.
Et bien, nous sommes maintenant à Ko Lanta ! ...« Quelques kilomètres » un peu plus au sud sur la mer d'Andaman...

Mais commençons par le commencement... :

De Chiang Mai nous sommes descendus vers Sukhothai où nous avons passé une journée afin de découvrir les vestiges du « Royaume de Sukhothai », qui figure au patrimoine mondial de l'Unesco.
L'air de Sukhothai dura 200 ans et connue 9 rois. Elle est considérée comme « l'âge d'or de la civilisation thaïlandaise ».
A notre arrivée, nous avons tout de suite regretté la chaleur supportable du nord. Ici la température est limite tolérable... aucun air et aucun nuage ! On a donc visité le site en bicyclette sous une chaleur torride, en disant régulièrement dans un souffle « purée qu'il fait chaud ! ».
Les vestiges du royaume s'étendent sur 45 km2 dans ce que l'on appelle la « vieille ville » (la nouvelle ville n'ayant aucun intérêt!). Les ruines comptent 21 monuments historiques et 4 grands étangs, à l'intérieur de fortifications. Nous avons beaucoup aimé ce site et s'y promener en vélo, histoire de se faire un peu de vent dans les cheveux....



Même s'il s'agit de vestiges, il reste encore de très beaux monuments bien conservés, qui laissent imaginer combien le royaume devait être impressionnant aux XIIIe et XIVe siècles. Nous avons particulièrement aimé le Wat Mahathat (Wat signifie temple en Thai) et le Wat Si Chum qui, lui, abrite un impressionnant Bouddha assis de 15 mètres de hauteur.
Pour plus d'informations sur ce site : http ://whc.unesco.org/fr/list/574



Nous sommes ensuite allés directement à Bangkok pour quatre jours. Nous expérimentons alors pour la première fois le train couchette...une expérience sympa et bien plus confortable que le bus. Durant le trajet nous rencontrons un couple d'espagnols avec qui nous avons passé quelques soirées polyglottes à Bangkok (parfois on ne savait plus quelles langues parler : anglais, espagnol ou français..). Ils nous ont beaucoup parlé de l’Amérique du Sud où ils ont pas mal voyagé.
Nous trouvons ici une Guest House sympa, avec un petit extérieur et une terrasse de toit, dans le quartier dit « touristique » mais quand même assez loin de la fameuse Khao San Road que nous tentons de fuir...
A l'arrivée en Thaïlande, nous n'avions pas pris le temps de visiter Bangkok. Nous sommes heureux d'être en ville et de découvrir par nous même cette capitale spéciale dont nous avons tant entendu parler. Quatre jours de marche intensive, sans répit, au travers des marchés, des temples, des stands de nourriture et des centres commerciaux sur-climatisés, dans lesquels nous sommes rentrés à peu près tous les 300m pour se rafraîchir. Nous avons acheté une carte spéciale bus qui nous a permis de nous déplacer à moindre coût en bus local.
Le premier jour, nous allons directement au centre commercial MBK. Sept étages ou l'on peut se perdre pendant toute une journée sans voir passer le temps...des grigris à portable à la multitude de tee shirt en passant par l'étage spécial nourriture, on trouve à peu prêt de tout ici.
Le lendemain, nous filons au grand marché du week end de Chatuchak. Il pleut et la journée est un peu plus fraîche...ça fait du bien ! Il est l'un des plus grand au monde. Nous sommes arrivés à13h et à l'heure de la fermeture (18h), nous n'avions vu que certaines sections du marché. Si nous avions pu, nous y serions restés 4 heures de plus sans problème. C'était carrément hallucinant...ils distribuaient même une carte pour pouvoir se repérer! Dans la section animaux, nous avons vu une chouette, entre les singes et les poissons tropicaux. On trouve là aussi de tout : de la nourriture, des tee shirt à 100 baths, des tableaux d'artistes locaux ou non, des écureuils et des vêtements de seconde main...
Pour notre troisième jour nous persévérons dans notre folie du shopping et allons voir d'autres marchés, mais ceux ci sont décevant par rapport à la veille. Le soir nous nous rendons dans le quartier de Chinatown pour une promenade gourmande dans la rue. Notamment au dessert, une soupe de fruits confis...original !
Pour notre dernière journée, nous visitons (quand même !...) les deux temples principaux de Bangkok, à savoir le Grand Palais avec le Wat Phra Kaew également appelé temple du bouddha d'émeraude et le Wat Pho qui recèle le plus grand Bouddha couché de Thaïlande (46 mètres de long).

Il semble comme enfermé dans ce temple, un peu à l’étroit !! Ses pieds et sa tête touchent presque les murs et le toit !! Ces sites sont eux aussi des lieux très fréquentés par les fidèles bouddhistes.
Un peu plus loin, nous nous perdons dans le marché aux amulettes où les étales proposent une grande variété de petits talismans que les collectionneurs examinent avec attention et reposent ensuite insatisfait !

Bref … au bout de quatre jours, nous sommes heureux de notre séjour et aussi de quitter la grande ville pour ces fabuleuses îles du sud dont nous avons (la aussi!!) beaucoup entendu parler.
Nous pensons, quand même, que cette ville mérite davantage de temps pour être découverte...
C'est sous la pluie que nous débarquons à Ko Tao après un long trajet en train et en bateau où la moitié des passagers a été malade. Nous n'avions pas mesuré qu'ici nous étions en pleine période de mousson (même si celle-ci dure très peu de temps à Ko Tao). Les pluies sont fréquentes et rafraîchissantes. Progressivement, nos jambes se couvrent de boutons de moustiques. On nous apprend qu'il faut faire attention car la dengue sévit en ce moment sur l'île...
Bref, malgré cela... Ko Tao est juste magnifique, des plages de sable blanc, des eaux turquoises, des cocotiers et des roches travaillées par l'érosion aux formes rondes ( qui rappellent la côte de granit rose Bretonne). L'ensemble semble irréel, on se croirait dans un décors de cinéma. Nous remarquons aussi que la vie est bien plus chère qu'au nord (50% en plus) et que l'ambiance change.
Olivier fait ses premières plongées au large de l'île et rate d'une journée le passage des requins baleines. Les derniers jours, la mousson se calme et nous avons quand même deux belles journées ensoleillées qui nous permettent de profiter davantage de la plage et de faire nos premières sorties en snorkelling. On déballe alors nos superbes masques-tubas achetés précautionneusement en France.
C'est aussi ici que nous sommes pour la célébrations de Loi Krathong. Une des fêtes les plus populaires de Thaïlande. Elle se déroule lors de la première lune du 12ème mois lunaire. Cette année il s'agissait du 28 novembre ! Elle est célébrée dans tous le pays et elle signe la fin de la saison des pluies. Les Thaïs remercient « la divinité des rivières qui donne la vie aux champs et aux forêts et demandent pardon pour la pollution causée par les hommes ». Ils fabriquent de petites embarcations (Krathong) à l'aide de feuilles de bananier, décorées de fleurs, d'encens et de pièces de monnaie. Il paraît que le meilleur endroit pour la célébrer est à Chiang Mai ou à Sukhothai d'où elle est originaire. La tradition veut aussi que les gens lancent dans le ciel de grosses lanternes en papier blanc en les allumant par la base. Nous profitons quand même de l’événement pour faire décoller, nous aussi, un lampion géant.

La destination suivante a été la plage de Ton Sai, proche de la ville de Krabi. Il ne s'agit pas d'une île mais d'une sorte de presqu'île accessible uniquement par la mer. Ce lieu est surtout connu pour être un beau site d'escalade car on trouve des falaises surplombant la mer, qui sont des formations karstiques avec de spectaculaires compressions calcaire (presque comme à Tamé pour les connaisseurs:)).

La plage est bordée des deux cotés par ces falaises et fait dos à la jungle. L'atmosphère détendue et l'absence de voiture et nous a particulièrement plu. Nous avons passé quatre jours ici et avons fait la rencontre de plusieurs français avec qui nous avons notamment partagé un bateau pour une excursion d'une journée sur les îles environnantes à la recherche de coraux et poissons en tout genre. Nous avons pu aussi aller sur un site d'escalade pour grimper au dessus de l'eau.

Nous sommes depuis le 7 décembre à Ko Lanta. Loin d'être une île desserte et périlleuse...elle est quand même couverte d'une épaisse forêt tropicale sur la partie centrale et au sud, celle ci étant classée parc national. La côte ouest qui rassemble les hôtels, Guest Houses et restos est bordée par de larges plages de sable fin ou de roches rendant l’accès à la mer plus compliqué. La population locale est majoritairement musulmane et il est bien plus rare de croiser un moine drapé d'orange par ici.
L'ambiance et la culture diffèrent vraiment du nord, on a parfois l'impression d'être dans un autre pays.

Aujourd'hui nous sommes allés explorer les fonds marins autour de l'île de Ko Rok. Il y avait de très beaux coraux vivants, du sable farineux et des poissons échappés d'un aquarium. Tout simplement magnifique! 

Nous pensons quitter Ko Lanta demain, en direction du Sud pour l'île de Ko Ngai, à la recherche d'îles préservées et de beaux spots de snorkelling! Ko Ngai est à la limite du parc national de Hat Chao Mai.
Nous descendrons progressivement, en sautant d'îles en îles dans le parc national de Tarutao, en direction de la Malaisie, vers Penang et ensuite Kuala Lumpur où nous « fêterons » Noël !

Nous espérons que vous préparer bien les fêtes de fin d'année sous la neige...et pour ceux qui ont la chance de faire du ski, faites quelques courbes pour Olivier !

Une pensée spéciale pour le petit Gabin des Deux Alpes à qui nous souhaitons la bienvenue et félicitation à Rico et Emilie (on attend les photos...)
Une pensée spéciale aussi pour les copains et copines de Lyon et leur cadeau mémorable du 8 décembre...
Une pensée spéciale aussi pour Moïra pour son anniversaire !!!

Merci aussi pour vos gentils commentaires qui nous font toujours plaisirs !

Gros bisous à tous et Joyeux Noël !!




mardi 20 novembre 2012

En L'an 2555

Nous sommes arrivés à Bangkok le 9 novembre. On a tout de suite senti la différence de température. Ça nous change du Népal où la polaire était indispensable... depuis notre arrivée ici elle n'a pas quitté le fond du sac!
Depuis Bangkok nous avons pris un bus direction Chiang Mai, à peine 3 heures après l’atterrissage. Rien de tout ça n'était programmé... nous savions juste que nous devions monter assez rapidement dans le nord pour rejoindre des amis et en profiter avec eux avant qu'ils rentrent en France. Nous avons donc enchaîné les deux vols avec 10 heures de bus.
Bref...nous avons découvert cette charmante ville après une bonne nuit de sommeil et guidé un peu par Gwenaël, déjà habitué aux coutumes locales. L'ambiance de cette ville nous a rapidement plu, à la fois décontractée, originale et culturelle. Nous avons pu visiter nos premiers temples, manger nos premières Pat Thaï et profiter des premiers massages.
Chiang Mai compte plus de 300 temples dont 121 à l'intérieur de la ville. La vieille ville est construite en forme de carré et les ressemblances entre rues aident à se perdre.
Les soirs, nous déambulons dans les marchés de « Saturday et Sunday street ». La ville prend alors une autre forme et les étales de nourriture et d'artisanat envahissent les rues. Nous découvrons une cuisine variée sur les marchés : brochettes de bœuf à l'ananas, brochettes de crevettes, omelette d’œufs de caille, soupes, pancake à la banane, cake à la patate douce... La plupart des plats sont épicés, Gwenaël nous apprend la formule du pas trop fort : « Nik Noï » (version phonétique!!)...bien utile. 


Le lendemain, nous enfourchons notre scooter 125 cm3 pour s'échapper un peu de la ville. Nous visitons le temple Phra That Doï Suthep qui surplombe Chiang Mai, 13 km à l'ouest. Il est le plus vénéré du nord du pays et visité en masse par les thaïlandais. Il fut édifié en 1383 pour enfermer une relique bouddhique. Celle ci fut transportée sur le dos d'un éléphant qu'on laissa vagabonder jusqu'à ce qu'il choisisse le lieu d'établissement qui contiendrait la relique. L'éléphant mourut au sommet du Doï Suthep. Les pèlerins tournent autour du stupa doré, une fleur de lotus coincée entre leurs mains jointes. Ils récitent une prière et font ensuite des offrandes à Bouddha. Certains laissent un mot (ou un vœu) sur un tissu orange (couleur des moines) tendu, qui sera ensuite entouré sur le stupa par les moines. Nous avons continué à arpenter la campagne environnante à la découverte des cultures de café et de certaines minorités montagnardes (les Hmongs).


Après ces deux jours passés à Chiang Mai, nous prenons la route pour Pai, une ville très animée et touristique, un peu plus au nord. Comme le dit le Lonely Planet, Pai « ressemble à une île du Sud, mais sans les plages bien sur ! ». L'atmosphère ressentie dès notre arrivée est exactement celle décrite dans le guide. Les rues sont pleines de bars et de restaurants, de salons de massage, de boutiques de souvenirs et d'artisanat plutôt original et recherché. On ne s'imaginait pas, en arrivant aussi haut dans le nord du pays, trouver une telle ambiance. Nous prenons conscience du développement touristique de la Thaïlande. Nous trouvons un joli bungalow pour séjourner, situé de l'autre coté de la rivière. Pour l'anecdote, le pont en bambou permettant d'y accéder est parti avec la crue, durant notre première nuit. Surprise au matin ! ...mais 48 h après il était reconstruit!!


 De nouveau en moto, nous partons visiter les sites soit disant naturels et authentiques des alentours. Premier village, vendu comme un village chinois, et première déception. On se croirait à Eurodysneys ! Les maisons semblent être en stuc et les gens de faux chinois ! On n'exagère à peine ! Le temps de passer aux toilettes et nous quittons ce lieu direction les sources chaudes et les cascades. Même topo ! Tout est très aménagé ! A coté, les chutes de la Druise c'est Ko Lanta !A la recherche d'authenticité, nous rangeons le guide et prenons des pistes façon massage Thaï...Gwen manque de tomber en panne d'essence et nous trouvons des bouteilles de gazoline dans un village perdu. Les pistes nous mènent dans les rizières où les villageois travaillent encore. Les paysages sont magnifiques et les gens nous accueillent toujours avec un grand sourire.


En venant dans la région, nous ne pouvions pas passer à côté de la balade à dos d'éléphant. Les pachydermes ont toujours été vénéré pour leur force, leur endurance et leur intelligence. Autrefois, les éléphants travaillaient aux cotés de leurs Mahouts (dresseurs) pour récolter du bois ou transporter des charges sur des terrains montagneux. Puis, le monde moderne est arrivé et les a mis au chômage. Un éléphant peut vivre jusqu'à 100 ans et deux Mahouts (souvent le père et le fils) le suivent toute sa vie. Nous pouvons supposer que les balades sont devenues une alternative pour gagner de l'argent, qu'en d'autres éléphants et leurs Mahouts font la manche à Bangkok.
Nous restons encore aujourd'hui impressionné par la force tranquille que dégageait l'animal. Nous avons terminé la balade à la rivière et l'éléphant nous a gentiment mais énergiquement jeté à l'eau.
Le séjour à Pai se termine par une balade à « Paï Canyon ». Comme son nom l'indique c'est un canyon...crée par le travail de l'érosion. C'est un joli site où nous avons fait de belles photos !


 Nous avons quitté nos amis à Pai vendredi matin dernier et nous avons continué notre route vers la petite ville de Mae Hong Son et de Mae Sariang. L'idée était de faire une boucle dans la campagne de l'ouest avant de rejoindre Chiang Mai et de se trouver dans des lieux moins touristiques.
Arrivés à Mae Hong Son, nous découvrons une petite ville entourée de montagnes, de forêt tropicale et au caractère attendu d'une ville du nord. Elle fut fondée en tant que centre de dressage d'éléphants et cela jusqu'en 1856. La population est en partie Birmane (Chan).
Notre guest house est en bordure du lac et nous avons une belle vue sur les temples qui s'illuminent à la nuit tombée. Le temple Phra Doi Kong Mu domine la ville à 1500m d'altitude. Deux Stupas renferment les cendres de moines de l'état Chan du Myanmar (Birmanie).

 
Le soir, le traditionnel marché anime les rues du bord du lac et les élèves des écoles de musique locales créent une belle cacophonie.
En scooter nous montons au nord, à la frontière Birmane. La région est magnifique et il est difficile de conduire en restant concentré sur la route. La jungle est omniprésente et les portions sans habitation nous donnent l’impression d'être seul au monde.
50Km plus loin nous arrivons à Pang Ung, un paisible lac artificiel entouré de pins et qui rappelle la Suisse. Nous continuons notre chemin plus au nord au travers des plantations de thé et de café pour atteindre le village chinois de Ban Rak Thai (le village ami des thaïlandais). C'est le dernier village avant la frontière birmane. Les habitants ont fui le communisme dans les années 1950.

Avant d'arriver à Mae Sariang, nous ne souhaitions rester qu'une journée et repartir le lendemain, mais nous sommes finalement restés une nuit supplémentaire pour profiter d'une journée pleine et visiter les environs. Au détour d'une ballade dans la ville nous sommes entrés dans un marché couvert, ou nous découvrons des produits que nous n'avions encore jamais vu auparavant. Au premier étale nous faisons le plein de fruits: fruits de la passion, fruits du dragon (fruit de cactus), de mangoustans et de longanes. Quelques mètres plus loin, on pense voir du serpent mais après avoir fait rire plusieurs vendeuses on nous explique que ce n'est que de l'anguille ! Celle-ci trône juste à coté des brochettes de grenouilles entières. Nous créons une nouvelle animation lorsque nous découvrons derrière une étale des femmes en train de déloger d'une ruche des larves de 3cm d'une sorte de guêpe. Elles nous proposent de goûter mais nous déclinons gentiment.

Nous sommes allés en moto au Village de Mae Sam Laep après une route chaotique de 45 km qui longe le parc national de Salawin. Ce parc englobe une zone protégée de 722 Km2 et est recouvert d'une épaisse forêt constituée de cèdres rouges asiatiques, merisiers et de tecks. Après une vingtaine de kilomètres sans la moindre maison, nous sommes arrivés à ce village frontalier qui borde la rivière Salawin, frontière naturelle avec la Birmanie. Ce village est peuplé de réfugiés Birmans. Nous avons hésité à faire une balade en bateau sur la rivière, mais nous avons finalement préféré simplement nous promener. Le village en lui même offre peu d'intérêt mais la vue sur la rivière valait vraiment le coup. Avant de partir, nous nous aventurons dans l'école du village et créons une belle agitation au moment de la récréation !
Le retour s'est fait sous des trombes d'eau et la piste est devenue boueuse, une vraie expédition.

Aujourd'hui, nous sommes de retour à Chiang Mai. Nous partons jeudi matin pour Sukhothai avant de redescendre à Bangkok ce week end.

Bises à tous...




lundi 12 novembre 2012

La vallée de Kathmandu



De retour de trek nous avons eu trois belles journées pour visiter Kathmandu davantage et les villes environnantes.
Nous sommes contents de ne pas être restés sur l'impression de notre arrivée et d'avoir pu découvrir ces lieux autrement...Nous nous sommes alors plongés dans les rituels et coutumes religieux qui baignent cette vallée.
Les Dieux occupent une place importante dans la vie des Népalais. La religion principale est L'hindouisme (80% de la population), vient ensuite le bouddhisme (10%), quelques musulmans (4%) et une poignée de chrétiens. L'hindouisme et le bouddhisme coexistent et parfois même se confondent, les fidèles participant souvent aux fêtes des deux cultes. On trouve dans un temple hindouiste des représentations bouddhistes. Un bouddhiste népalais ne voit d'ailleurs aucune difficulté à croire aux dieux hindous.
Nous avons mis en peu en vrac quelques photos des sites visités.
La vallée de Kathmandu compte sept sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Le site de Pashupathinath se trouve à 5 km du centre de Kathmandu. C'est un temple hindou, l'un des plus sacré du pays, lieu de pèlerinage ou passe la rivière Bagmati (on trouve l’équivalent en Inde avec le Gange et Bénarès). Pashupatinath est l'un des multiples noms de Shiva.
Il règne dans cet endroit une atmosphère assez particulière et il n'a pas été simple pour nous de comprendre tous les rituels et coutumes hindous. Certains temples ne sont d'ailleurs accessibles qu'aux hindous. Le site est grand et nous avons pu observer dans une partie du temple, des cérémonies de crémation. Le long de la rivière Bagmati (qui ensuite se jette dans le Gange), les défunts sont présentés sur des bûchers et brûlés à ciel ouvert. Les corps, riches ou pauvres, sont recouvert d'un tissu orange. Certains sont ornés de fleurs (comme sur la photos), ce sont ceux des riches. Selon le rite, la crémation doit avoir lieu dans les 24h après le décès. Les corps sont d'abord orientés vers le nord en direction de l’Himalaya, berceau des dieux. C'est le fils aîné qui a la charge de mettre le feu dans la bouche du père...
Il règne une drôle d’ambiance...beaucoup de fumée s’échappe du lieu et certaines personnes fouillent la rivière après la crémation pour récupérer l'or des bijoux...
Nous sommes restés sidérés devant ce spectacle que nous avons observé un peu en retrait.

La ville de Bodhnath est bien différente. Elle est peuplée de tibétains ayant fuient au Népal après l'invasion chinoise. Elle est aujourd'hui l'un des plus grand sanctuaire bouddhiste de la vallée. On trouve une cinquantaine de monastères et surtout le plus grand Stûpa du pays : 100 m de circonférence (photos). Nous avons tout particulièrement aimé ce lieux. Nous y sommes même revenu une seconde fois en fin de journée pour trouver une autre lumière...mais aussi pour venir rechercher le guide du routard, oublié au resto du midi (et oui ! on ne se refait pas !!!). La tradition veut que l'on tourne autour du stûpa dans le sens des aiguilles d'une montre. En fin de journée un nombre impressionnant de personnes vient marcher en faisant tourner ou non les moulins à prière. Ils sont gravés de textes religieux qui une fois tournés, sont libérés dans le ciel pour être entendus par les dieux.

Bhaktapur, Patan et kathmandou sont d'anciennes villes royales. Chacune a son Durbar Square, son Palais.
Bahktapur est une des plus belles villes de la vallée. Elle a su conserver son aspect traditionnel. Toutes les rues sont pavées de briques en calade. C'est une ville de paysans et d’artisans, toujours en activité. On voit d’ailleurs les femmes faire sécher et tamiser leur récolte de riz sur les places. En empruntant des ruelles, nous sommes tombés sur des ferronniers et potiers à l’œuvre. Nous avons pu goûter la bière de riz et la spécialité culinaire, le yaourt au lait de buffle. L'argent récolté par les billets d'entrée aident à la rénovation du patrimoine architectural.

Nous avons quitté le Népal le 08 novembre et nous sommes actuellement en Thaïlande.
Arrivés à Bangkok le 09, nous avons pris le matin même un bus pour le nord. A 23h nous sommes arrivés à Chiang Mai après 12 Heures de bus et 2 jours de transport... autant vous dire que nous étions plus très frais !
La température est bien plus élevée qu'au Népal et il semble facile de voyager dans ce pays.
Nous avons retrouvé un couple d'amis français avec qui nous restons cette semaine.
Nous allons prendre le temps de visiter cette région avant de redescendre vers Bangkok progressivement.

La bise à tous...

mardi 6 novembre 2012

Retour de Trek



Nous avons quitté Kathmandu le 28 octobre pour Pokhara, en compagnie de notre guide Shiva. 7 heures de bus pour parcourir 200 kms vers l'Ouest. Nous sommes heureux de quitter la capitale et de se rapprocher des montagnes. La route entre ces deux villes est vraiment belle. Nous y apercevons rapidement les montagnes enneigées, la végétation dense et les ravins vertigineux. Le vert des rizières en terrasse, de part et d'autre de la vallée, contraste avec le bleu du ciel et le blanc des sommets...




Pokhara est à 850 m d'altitude, c'est la deuxième ville du pays. Elle est en bordure du lac de Phewa et au pied du massif du Dhaulagiri, de l'Annapurna et du Manaslu, qui culminent à plus de 8000 m. Un panorama extraordinaire et mystique.
La ville est reliée par la route depuis à peine 40 ans. On imagine alors les difficultés rencontrées par l'expédition française, en 1950, lors de la première ascension de l'Annapurna par Maurice Herzog et Louis Lachenal.

Nous profitons de l’après midi pour découvrir la ville et nous promener au bord du lac. Nous ne nous lassons pas de regarder ces montagnes omniprésentes qui s’étendent d'est en ouest sur des centaines de kilomètres.




Le départ pour le trek de Poon Hill commence par 2 heures de bus, le lendemain matin, pour Nayapul (1070 m d'altitude). Une fois notre permis de trek en poche, nous commençons notre ascension vers le village d'Ulleri (1940 m) ou nous passerons la nuit. Progressivement nous quittons les habitations en suivant le fond d'un vallon tout en longeant une rivière à l'eau limpide. Plus nous prenons de la hauteur et plus la vue est grandiose. On découvre de nombreux villages accrochés sur les pentes alentours, toujours de manière à surplomber les terrasses de culture. Des annonces au micro résonnent dans le vallon. Premier village ... premières rencontres avec les habitants et toujours ces mêmes sourires et ces « Namastes » !
Les villages de montagne sont charmants et fleuris. Les habitants semblent avoir trouvé leur équilibre. Ils profitent du tourisme en transformant leurs maisons en lodges, mais savent aussi préserver leurs habitudes quotidiennes. Ils cultivent le riz, le millet, entretiennent un potager et ont quelques bêtes. Les enfants vont à l'école au village, souvent soutenue par une ONG. La pauvreté rencontrée dans les villes est ici totalement oubliée.
En arrivant à Ulleri nous avons fait nos 900m de dénivelée. Shiva nous montre notre chambre qui est vitrée de toute part avec une vue imprenable sur l'Annapurna sud et le Hiun Chuli.
Au matin, c'est le chant d'enfants qui nous réveille.





Le deuxième jour, nous partons en direction du village de Ghorepani (2850 m d'altitude). Nous prenons rapidement de la hauteur et avançons d'un bon rythme. Sur le chemin un muletier avec sa dizaine de bêtes nous empêche de doubler. Nous nous adaptons à son rythme, on prends alors le temps de discuter avec les porteurs et d'autres touristes. On se croirait en transhumance sauf que les mules portent des boissons et autres vivres pour approvisionner les lodges d'altitude. Nous arrivons à midi au village ce qui nous laisse le temps de profiter des alentours. Le lendemain, levé à 4 heure du matin pour monter à Poon Hill (3200 m) afin d'observer le levé du soleil sur la chaine de l'Annapurna. Montée à la frontale. Le nombre de touristes rappelle la saintélyon, ou une procession de luciole!! Après quelques réglages photographiques, le soleil fait son apparition et les flashs fusent. Encore une fois nous sommes éblouis. Shiva nous énumère le nom des sommets.




Il est 7 heure et la journée de marche reprend, la fatigue est déjà présente...pas bon signe pour les 7 heures de marche qui nous attendent. L'étape du jour est très longue mais les paysages sont magnifiques. Nous redescendons progressivement dans la vallée jusqu'au village de Ghandruk (1940 m) où nous passons la nuit. Le lendemain, après avoir visité le musée local, qui consiste en un regroupement d'ustensiles du quotidien des villageois, nous continuons la redescente. Nous traversons de jolis villages ou les habitants sont occupés à leurs taches quotidiennes. Nous croisons encore une fois ces fameux porteurs qui supportent des charges hallucinantes...parfois allant jusqu'à 45 kilos ( on en a vu un avec un frigo!!)...le tout suspendu à une sangle retenue par leur front. Ils marchent souvent bien plus rapidement que les randonneurs...
Notre trek se termine le lendemain après avoir dormi une dernière nuit au calme, au village de Sauly Bazar.

Bref, cette randonnée a été un très beau moment et c'était chouette de partager ces tranches de vie avec les autochtones et « d'approcher » ...un peu...ces sommets prestigieux.





Nous sommes maintenant de retour sur kathmandu et nous visitons les sites alentours.